Sassandra, 28 août 2026 (AIP) – La direction départementale des Eaux et Forêts de Sassandra est confrontée à un déficit de locaux adaptés, de moyens techniques et d’effectifs, a relevé son premier responsable, le colonel Bamori Amadou, lors d’une visite du ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, jeudi 27 août 2026 à Safa-Manois, [...]
Sassandra, 28 août 2026 (AIP) – La direction départementale des Eaux et Forêts de Sassandra est confrontée à un déficit de locaux adaptés, de moyens techniques et d’effectifs, a relevé son premier responsable, le colonel Bamori Amadou, lors d’une visite du ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, jeudi 27 août 2026 à Safa-Manois, dans le cadre d’une opération de reboisement de l’agro-forêt de Bolo-Ouest.
Présentant l’état des lieux de son administration au ministre, le colonel Bamori a déploré la vétusté et la dégradation des locaux de la direction départementale, dont l’un sert de bureaux et deux autres ne disposent pas de clôture.
« Nos locaux sont vieillissants et fortement dégradés. La direction départementale a été ouverte en février 2012, après le cantonnement qui avait vu le jour 30 ans plus tôt », a-t-il expliqué.
Le responsable a également fait état d’un déficit important en moyens matériels et techniques. Il a notamment indiqué que ses services ne disposent d’aucun véhicule de service à Sassandra et à Fresco, tandis que deux des trois motos disponibles sont opérationnelles.
S’agissant des ressources humaines, l’effectif de la direction départementale est passé de 46 à 64 agents à la faveur des récentes mutations opérées au sein du ministère. Le colonel Bamori a toutefois estimé qu’un renforcement des effectifs demeure nécessaire au regard des missions assignées aux agents, notamment dans le cadre de la gestion et de la protection des agro-forêts.
Sur le terrain, il a par ailleurs relevé la persistance des conflits entre les populations et la faune sauvage, notamment les éléphants. Ces conflits ont déjà occasionné des dégâts matériels, des blessures corporelles et des pertes en vies humaines. La présence d’éléphants a notamment été signalée dans la sous-préfecture de Grihiri.
Malgré ces difficultés, le colonel Bamori Amadou a assuré le ministre de l’engagement de ses collaborateurs à poursuivre l’accomplissement de leurs missions de protection des ressources forestières et fauniques.
En réponse à ces préoccupations, le ministre Jacques Assahoré Konan a salué le courage et la loyauté des agents des Eaux et Forêts, tout en apportant des précisions sur le récent mouvement de mutation au sein du corps.
« Le mouvement de mutation qui a eu lieu récemment n’est aucunement une sanction. Son objectif est de permettre aux agents de faire leur travail sans compromission amicale et fraternelle », a-t-il clarifié.
Le ministre a également appelé les agents à renforcer leur vigilance face à l’orpaillage illégal, dont les conséquences affectent les forêts classées et les ressources en eau.
« Pour l’heure, je me réjouis parce que les agents des Eaux et Forêts ne sont pas nommés dans la chaîne d’implication de l’orpaillage illégal. Ceux qui seraient impliqués dans ce phénomène sont appelés à se ressaisir pour éviter de subir ce qui adviendra », a-t-il averti.
La visite du ministre, qui a permis de passer en revue plusieurs préoccupations des agents et les enjeux liés à la protection des ressources naturelles dans le département, s’est achevée après plusieurs échanges avec les responsables locaux des Eaux et Forêts.
(AIP)
kl/sn/cmas
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