Contrôle des motocycles : la BMCRF traque les pratiques spéculatives à Ouagadougou
La Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a effectué une opération de contrôle des motocyclettes, le mercredi 23 septembre 2026, à Ouagadougou. Cette sortie inopinée de la BMCRF s’inscrit dans le cadre des opérations de contrôle intensif pour lutter contre la hausse des prix des motos. Ouagadougou, 23 septembre […]
La Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a effectué une opération de contrôle des motocyclettes, le mercredi 23 septembre 2026, à Ouagadougou. Cette sortie inopinée de la BMCRF s’inscrit dans le cadre des opérations de contrôle intensif pour lutter contre la hausse des prix des motos.
Ouagadougou, 23 septembre 2026. Il est 10h30mn, lorsque l’équipe de la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) arrive aux environs du grand marché. Les boutiques spécialisées dans la vente de motocyclettes viennent à peine d’ouvrir. Devant certaines d’entre elles, les motos sont soigneusement alignées. Premier arrêt de l’équipe, une boutique où plusieurs irrégularités ont rapidement été relevées. Aucun insigne commercial n’est visible et les prix ne sont pas affichés.
Plus préoccupant encore, selon le coordonnateur général de la BMCRF, Sanibè Faho, une motocyclette de marque Sirius 115 finn avait été vendue avec une avance de 990 000 F CFA. Au terme du versement, le client devrait débourser plus d’1 million F CFA pour avoir sa moto. Face aux contrôleurs, le propriétaire des lieux, Issouf Ouédraogo, affirme ne pas disposer de motos à son propre compte. Il affirme exercer dans le dépôt-vente. Les engins présents dans sa boutique, dit-il,lui sont confiés par d’autres commerçants avec
lesquels il a conclu un accord. Il les propose à la clientèle et, en cas de non-vente, les restitue à leurs propriétaires.
Pour le coordonnateur général de la BMCRF, Sanibè Faho, cette pratique constitue justement l’une des pratiques que la brigade cherche à combattre. « Cela veut dire que ce sont des intermédiaires qui agissent dans le secteur et qui font que nous assistons à des formes de spéculation, d’où la montée fulgurante des prix des motos », précise-t-il. Issouf Ouédraogo a reçu une convocation à la BMCRF. Il devra présenter les factures d’achat des motocyclettes, ainsi que tout autre document relatif à leur commercialisation.
Sur place, les agents procèdent également à la saisie de deux motocyclettes. L’équipe fait halte ensuite à la société Burkinabè de motos. Le constat en ce lieu est tout autre. Les prix sont bel et bien affichés et conformes aux prix mentionnés sur les factures. L’équipe ne perd pas de temps dans cette boutique qu’elle qualifie de « boutique exemplaire ». Elle reprend sa ronde en direction de Samandin
Un secteur davantage encadré
Pour le coordonnateur général de la BMCRF, Sanibè Faho, la fin
de la répression n’est pas pour demain.
La boutique Adama’s Moto, fermée le 31 décembre 2025 pour irrégularité, a rouvert le 2 janvier 2026, mais visiblement elle n’est toujours pas en règle. Même si certains prix sont affichés sur le tableau, ils sont différents de ceux écrits sur les reçus de paiement. Selon Sanibè Faho, le constat général fait ressortir les mêmes infractions dans les différentes boutiques. En plus du défaut d’affichage des prix, les motos sont vendues plus cher que les prix conseillés. « Ces contrôles ne constituent pas une opération ponctuelle. La BMCRF va poursuivre la répression pour amener les commerçants à comprendre que la régularisation du secteur est une nécessité et qu’ils doivent se conformer à la règlementation », a-t-il poursuivi.
Pour le Coordonnateur de la BMCRF, le secteur des motocyclettes connait
une évolution de son cadre réglementaire avec notamment la mise en place de nouveaux textes et d’agrément concernant les différentes activités. La Fabrication et le montage, l’importation, la distribution en gros ou en détail, chaque maillon de la chaine est désormais appelé à respecter les règles établies. « Nous invitons les acteurs qui ne sont pas encore en phase avec cette réglementation à prendre les dispositions pour se conformer afin d’éviter les désagréments », lance-t-il. Au moment où nous quittions les lieux, l’équipe de la BMCRF mettait le cap sur une autre zone.
Galedie Kétoura SIMPORE
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About this article
- Length
- 632 words · 3 min read
- Published
- September 23, 2026
- Byline
- JK. Sidwaya
- Source
- Quotidien Sidwaya