Nomination d’un vice-président au Cameroun : Paul Biya redoute sa propre succession selon cet analyste politique
Pour Stéphane Menounga, l’absence de nomination d’un vice-président ne serait pas simplement liée aux rivalités politiques ou aux arbitrages en cours au sommet de l’État. Elle traduirait une inquiétude personnelle du chef de l’État face aux conséquences de la réforme constitutionnelle d’avril dernier. L’analyste politique considère que Paul Biya aurait pris conscience des risques que […]

Pour Stéphane Menounga, l’absence de nomination d’un vice-président ne serait pas simplement liée aux rivalités politiques ou aux arbitrages en cours au sommet de l’État. Elle traduirait une inquiétude personnelle du chef de l’État face aux conséquences de la réforme constitutionnelle d’avril dernier.
L’analyste politique considère que Paul Biya aurait pris conscience des risques que pourrait représenter, pour son maintien au pouvoir, la désignation d’une personnalité habilitée à intervenir dans la procédure de constatation de son empêchement définitif.
« Quand le président lui-même a lu la Constitution, il a compris. Si je nomme le vice-président, il n’y a pas six mois avant qu’on constate mon empêchement définitif, en réalité », a-t-il déclaré sur NTV, la télévision de Pierre Blériot Nyemeck.
Au Cameroun, le poste de vice-président demeure vacant depuis sa réintroduction dans la Constitution en avril 2026. Le nouveau dispositif prévoit notamment l’intervention du vice-président dans la procédure de constatation de l’empêchement définitif du président de la République, ce qui donne à sa nomination une importance particulière dans l’organisation de la continuité de l’État.
À 93 ans, Paul Biya reste seul à décider du choix de son futur vice-président. Pour Stéphane Menounga, le délai observé depuis avril pourrait donc s’expliquer par la volonté du chef de l’État de ne pas installer auprès de lui une personnalité susceptible de jouer un rôle déterminant dans sa succession. Malgré les appels de certains acteurs politiques, arguant qu’il est vital que cette personnalité soit désignée, l’attente demeure longue. Dans les cercles du pouvoir, certains favoris se dessinent, mais Paul Biya demeure le juge qui tranche en dernier ressort.
Follow the story
About this article
- Length
- 265 words · 1 min read
- Published
- October 25, 2026
- Byline
- LMZ
- Source
- Le Bled Parle