Cameroun : Le FSNC qualifie sa suspension de « non-événement »
Le FSNC oppose à sa suspension une position qu’il présente comme déjà acquise : son refus de participer au processus électoral. La formation politique rappelle que son président national avait annoncé ce retrait après la présidentielle du 12 octobre 2025. Elle considère dès lors la mesure prise par Paul Atanga Nji comme un « non-événement […]

Le FSNC oppose à sa suspension une position qu’il présente comme déjà acquise : son refus de participer au processus électoral. La formation politique rappelle que son président national avait annoncé ce retrait après la présidentielle du 12 octobre 2025. Elle considère dès lors la mesure prise par Paul Atanga Nji comme un « non-événement ». Cette réaction est également rapportée par Panorama Papers, qui rappelle que le parti avait réaffirmé son boycott des législatives et des municipales dans un communiqué du 6 février 2026.
Dans le communiqué transmis, le FSNC estime que « sanctionner un parti qui boycotte volontairement vos échéances relève d’une absurdité manifeste ». Il dénonce une tentative d’intimidation et assure que sa ligne politique demeure inchangée. « Une conviction politique ne se bâillonne pas par une décision administrative », soutient-il. Le parti interprète cette suspension comme un signe de faiblesse du pouvoir, une appréciation qui relève de sa lecture politique de la décision.
L’arrêté n°000163/A/MINAT, signé le 27 octobre 2026, suspend toutefois l’ensemble des activités du FSNC sur le territoire national, et pas uniquement sa participation aux élections. Pour justifier cette mesure, le ministère invoque cinq griefs : appel à l’insurrection, atteinte à l’intégrité territoriale, à l’unité nationale et à la souveraineté nationale, incitation à la violence ayant occasionné des destructions de biens publics et privés, troubles graves à l’ordre public et résidence de l’un des dirigeants statutaires à l’étranger. Le texte rattache ces faits aux périodes précédant, accompagnant et suivant la présidentielle du 12 octobre 2025.
Pendant les trois mois de suspension, toute activité du parti demeure interdite. L’arrêté prévoit des poursuites judiciaires contre les contrevenants et confie son application aux gouverneurs, préfets et sous-préfets. Le FSNC affirme pour sa part rester « serein, déterminé et profondément ancré dans ses convictions républicaines ».
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- 302 words · 2 min read
- Published
- October 29, 2026
- Byline
- Lebledparle.com JBM
- Source
- Le Bled Parle