Le Parlement approuve l’envoi d’un détachement de l’ANP au Niger: Une décision pour sécuriser les frontières et protéger les intérêts économiques
Le Parlement a approuvé, hier, la décision portant envoi d’un détachement de l’Armée nationale populaire (ANP) au Niger, dans le cadre d’une mission destinée à protéger les intérêts économiques de l’Algérie dans ce pays voisin. L’information a été confirmée par le sénateur Belkacem Boulghiti, qui a souligné la portée sécuritaire et stratégique de cette décision. […]
Le Parlement a approuvé, hier, la décision portant envoi d’un détachement de l’Armée nationale populaire (ANP) au Niger, dans le cadre d’une mission destinée à protéger les intérêts économiques de l’Algérie dans ce pays voisin. L’information a été confirmée par le sénateur Belkacem Boulghiti, qui a souligné la portée sécuritaire et stratégique de cette décision.
Par Fatima Arab
À l’Assemblée populaire nationale (APN), le vote sur la même décision était attendu, puis entériné dans la soirée d’hier, selon des sources parlementaires. Réuni en séance extraordinaire hier matin, le Conseil de la nation a ainsi donné son approbation à l’envoi d’un détachement militaire algérien au Niger. À l’issue du vote, le membre du Conseil de la nation, Belkacem Boulghiti, a apporté des précisions sur les objectifs de cette mesure, en mettant particulièrement l’accent sur la protection des intérêts économiques nationaux et la sécurité des frontières.
« Il s’agit de la sécurité de l’Algérie, de la protection de ses frontières et de ses intérêts économiques dans l’État du Niger », a-t-il déclaré à la presse. Le sénateur a précisé que l’opération consiste à envoyer un détachement de l’ANP pour accomplir « une mission déterminée », dont l’objectif est de « protéger les intérêts économiques algériens au Niger ». Cette décision a été également approuvée par l’APN hier soir, après l’intervention des présidents des groupes parlementaires, selon les informations rapportées par des médias nationaux se référant à des sources parlementaires. Belkacem Boulghiti a également estimé que cette mesure contribue à la sécurité stratégique de l’Algérie. Il l’a présentée comme « une évolution dans l’approche de la protection des frontières nationales et des intérêts économiques du pays, dans le cadre du partenariat avec les États voisins, en particulier le Niger ». Les déclarations du sénateur mettent ainsi en avant les dimensions sécuritaire et économique de la décision présidentielle, dans un contexte marqué par le renforcement des relations entre Alger et Niamey et par la volonté des deux pays de consolider leur coopération dans plusieurs secteurs stratégiques. L’envoi de détachements de l’ANP à l’étranger s’inscrit, faut-il le souligner, dans le cadre de la Constitution révisée en 2020. Son article 91, dans son deuxième alinéa, habilite le président de la République, en sa qualité de chef suprême des forces armées et responsable de la Défense nationale, à décider de l’envoi d’unités de l’ANP à l’étranger, sous réserve de l’approbation du Parlement à la majorité des deux tiers des membres de chacune des deux chambres. Cette décision intervient alors que les relations algéro-nigériennes connaissent une intensification des échanges officiels, notamment dans les domaines de la défense, de la sécurité, de l’énergie et des infrastructures. C’est dans ce contexte que le président nigérien, le général d’armée Abdourahamane Tiani, a effectué une visite de travail et d’amitié en Algérie les 15 et 16 février 2026, à la tête d’une importante délégation ministérielle. Cette visite a permis de réaffirmer la volonté des deux pays de renforcer leurs relations bilatérales et de faire avancer plusieurs projets de coopération, notamment dans le secteur de l’Energie. Les contacts se sont poursuivis au cours des mois suivants. En mars, le Premier ministre algérien, Sifi Ghrieb,
s’était rendu au Niger dans le cadre de la coopération bilatérale, notamment à l’occasion de la deuxième session de la Grande Commission mixte algéro-nigérienne. Les deux pays avaient alors poursuivi leurs échanges sur les perspectives de partenariat et les projets communs. Le secteur énergétique occupe donc une place importante dans cette dynamique. En août, rappelle-t-on également, le Premier ministre algérien a effectué une visite de travail au Niger, au cours de laquelle il avait coprésidé avec son homologue nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, la cérémonie de lancement des travaux de forage du puits d’exploration Kafra Sud-Est 1. En octobre, plusieurs responsables nigériens ont poursuivi leurs déplacements en Algérie. C’est le cas de la ministre nigérienne de la Fonction publique, du Travail et de l’Emploi, Aïssatou Abdoulaye Tondi, qui, rappelle-t-on, a effectué une visite de travail du 1er au 3 octobre, consacrée notamment au suivi des conclusions de la Grande Commission mixte et à la coopération dans les domaines de l’emploi et de la formation. Plus récemment, le ministre nigérien de la Défense nationale, le général d’armée Salifou Modi, a effectué une visite de travail en Algérie à la tête d’une délégation militaire de haut rang. Il a été reçu le 21 octobre par le général d’armée Saïd Chanegriha, chef d’état-major de l’ANP, au siège de l’état-major. Cette rencontre a illustré la place des questions de défense dans les échanges entre les deux pays.
*** F. A.***
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- 756 words · 4 min read
- Published
- October 25, 2026
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- Source
- Le jour d'Algérie