Bongouanou, 30 août 2026 — Les autorités coutumières, les responsables de jeunesse et des habitants de N’Guessankro ont démenti, samedi 29 août 2026, les informations faisant état d’affrontements entre des jeunes de la localité et les forces de l’ordre, le 25 août, tout en réaffirmant leur soutien aux actions engagées par l’État contre l’orpaillage illégal.
Selon le chef de N’Guessankro, Nanan Adonis Boua Théodore, aucun incident ne s’est produit dans la localité à la date indiquée. Il a indiqué avoir été surpris par des informations relayées sur les réseaux sociaux, faisant état d’affrontements à N’guessankro.
« Le 25 août, il ne s’est rien passé ici, à N’guessankro. Il n’y a eu aucun affrontement. Rien ne s’est passé. », a déclaré Nanan Adonis Boua Théodore, appelant les populations à ne pas accorder foi aux rumeurs.
Le chef de village a, par ailleurs, reconnu l’existence d’un véritable problème lié à l’orpaillage clandestin dans la zone. Il a souligné que cette activité détruit les terres cultivables et compromet l’avenir des jeunes générations. À ce titre, il a réaffirmé l’adhésion de sa communauté aux mesures prises par l’État pour mettre fin à cette pratique illégale.
« Quand l’État de Côte d’Ivoire dit qu’il faut y mettre fin, ce n’est pas sans raison. Nous aussi, nous sommes engagés dans cette lutte, parce que cette pratique ne nous avantage pas. Elle détruit nos terres et compromet l’avenir de nos enfants », a-t-il soutenu.
Le président des jeunes de N’Guessankro, Alla N’Dri André, a abondé dans le même sens, annonçant l’engagement de la jeunesse locale à accompagner l’État dans le respect de la loi. Il a indiqué que les jeunes, en accord avec la chefferie, les chefs de lignage, les grandes familles et les notables, ont décidé de bannir les comportements nuisibles à la localité, notamment l’incivisme, la drogue et l’orpaillage clandestin.
« Toute personne qui se met hors-la-loi sera dénoncée. L’orpaillage clandestin doit prendre fin, et pour nous, ce combat a déjà commencé », a affirmé M. Alla.
Il a invité les jeunes du Moronou et de Côte d’Ivoire à se détourner de l’argent facile pour se consacrer à l’agriculture, notamment aux cultures du manioc, de la banane, du cacao et du café. Pour lui, la région doit préserver sa vocation agricole et ne pas être associée à l’orpaillage clandestin.
Un habitant de N’Guessankro, Ehounou Jean-Jacques, a également dénoncé ce qu’il qualifie de « montages » visant à ternir l’image du village. Il a assuré qu’aucune opposition n’a eu lieu entre les jeunes et les forces de l’ordre le 25 août, rappelant que la localité reste attachée à l’autorité de l’État.
« N’Guessankro relève de la souveraineté de l’État de Côte d’Ivoire. Lorsque l’État prend une décision, N’Guessankro ne peut pas s’y opposer », a-t-il déclaré.
M. Ehounou a profité de l’occasion pour plaider en faveur du développement de la localité, évoquant notamment l’absence de routes bitumées et les difficultés d’accès à l’eau potable. Selon lui, les populations souhaitent voir leur village se développer au lieu d’être stigmatisé à travers des informations non fondées.
Pour sa part, Nanan Kassi Assamoi, chef de lignage à N’Guessankro, a appelé à la vérification des faits avant toute diffusion d’information. Il a précisé qu’il n’existe aucune opposition entre les populations de N’Guessankro et l’action de l’État.
« Nous soutenons cette démarche et nous sommes prêts à l’accompagner », a-t-il assuré, ajoutant que les populations ne s’opposent pas aux activités exercées dans un cadre légal, mais demeurent déterminées à faire face aux pratiques clandestines et irrégulières.
Les responsables locaux disent poursuivre les actions de sensibilisation auprès des jeunes, en collaboration avec les autorités administratives et les forces de l’ordre, afin de mettre un terme à l’orpaillage clandestin et de préserver les terres agricoles de la localité.
(AIP)
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