Roti blanc : Avec cari, rougaille ou chatini, tout lui va
À Maurice, il y a des plats qui n’ont pas besoin d’être sophistiqués pour être populaires. Le roti blanc en fait partie. Chaud, souple, légèrement doré et préparé à partir d’une simple pâte à base de farine, d’eau, de sel et d’huile, il accompagne depuis des générations les repas comme les petites faims.
On le retrouve dans les marchés, auprès des vendeurs de rue, dans certaines petites échoppes mais aussi dans les cuisines familiales. Le roti est généralement cuit sur une tawa, cette plaque plate qui lui donne ses petites marques caractéristiques. Il peut être préparé en quelques minutes et se mange idéalement encore chaud.
Mais ce qui fait véritablement son succès, c’est ce qu’on met dedans. Un roti blanc peut être accompagné d’un cari de gros pois, de haricots, de légumes, de citrouille, d’une rougaille, d’un chatini ou encore de piments. Pour beaucoup, le principe est simple : on déchire un morceau de roti, on y ajoute un peu de garniture et on le mange directement avec les doigts.
Il peut aussi devenir un repas à part entière. Quelques rotis, un cari bien relevé, un peu de rougaille et un achard suffisent pour composer une assiette généreuse sans avoir besoin de beaucoup d’ingrédients. C’est justement cette simplicité qui lui permet de s’adapter à autant de goûts.
Le roti blanc est également souvent comparé au dholl puri, autre grande vedette de la street food mauricienne. Mais les deux ne sont pas préparés de la même manière. Le roti est une galette de farine non farcie, tandis que le dholl puri contient une préparation de pois cassés jaunes à l’intérieur.
Son histoire est liée à l’arrivée des travailleurs indiens à Maurice au XIXᵉ siècle et à la transmission de leurs traditions culinaires. Au fil du temps, ces recettes ont été intégrées à la cuisine mauricienne et adaptées aux habitudes locales. Le gouvernement mauricien souligne d’ailleurs l’importance de l’héritage culinaire apporté par les migrants indiens dans la cuisine de l’île.
Aujourd’hui encore, le roti blanc n’a rien perdu de son côté populaire. Il peut servir de petit-déjeuner, de déjeuner rapide, d’accompagnement d’un repas ou simplement de base pour un bon cari. Peu coûteux, facile à manger et capable d’accompagner presque tout, il reste l’un de ces aliments simples qui font partie du quotidien mauricien.
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- 400 words · 2 min read
- Published
- September 22, 2026
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- beharee
- Source
- IONNEWS