
Ce qui s’annonçait au départ comme un tragique accident domestique vire au polar criminel outre-Atlantique. Le corps sans vie de Cheikh Dieng, un ressortissant sénégalais, avait été découvert dans les décombres d’un appartement calciné dans le quartier de Cherry Hill, à Baltimore. Alors que la communauté pensait à un piège mortel causé par les flammes, la médecine légale et la brigade criminelle locale viennent d’abattre leurs cartes : le compatriote a été violemment exécuté avant que le feu ne
Ce qui s’annonçait au départ comme un tragique accident domestique vire au polar criminel outre-Atlantique. Le corps sans vie de Cheikh Dieng, un ressortissant sénégalais, avait été découvert dans les décombres d’un appartement calciné dans le quartier de Cherry Hill, à Baltimore. Alors que la communauté pensait à un piège mortel causé par les flammes, la médecine légale et la brigade criminelle locale viennent d’abattre leurs cartes : le compatriote a été violemment exécuté avant que le feu ne soit volontairement allumé pour effacer les traces du crime. La faucheuse a encore frappé la communauté sénégalaise établie aux États-Unis, laissant derrière elle un parfum amer de suspicion et de douleur incommensurable. L’histoire commence au milieu de la nuit dans le quartier populaire de Cherry Hill, à Baltimore. Ce soir-là, les sirènes des sapeurs-pompiers hurlent dans le silence nocturne. Un appartement est en proie à des flammes destructrices. Après avoir circonscrit l’incendie, les secouristes pénètrent dans les lieux et découvrent la dépouille carbonisée d’un homme. Il s’agit de Cheikh Dieng, un père de famille sans histoire, parfaitement intégré et mis en valeur par ses pairs de la diaspora. Au lendemain du sinistre, la thèse d’une asphyxie ou d’un accident domestique circulait à voix basse au sein de la communauté sénégalaise sous le choc. Mais les conclusions du médecin légiste américain sont venues balayer d’un revers de main ce scénario. L’autopsie a révélé que la victime était déjà décédée au moment où le feu s’est déclaré. Cheikh Dieng a été froidement assassiné. L’incendie n’était qu’une mise en scène macabre orchestrée par le ou les tueurs pour retarder le travail des enquêteurs et faire disparaître les preuves biologiques. S’agit-il d’un cambriolage qui a mal tourné, d’un règlement de comptes ou d’un acte de violence gratuite ? Pour l’instant, les autorités américaines gardent le secret de l’instruction, mais confirment que la piste criminelle est désormais l’unique grille de lecture retenue. Pendant que la police scientifique américaine s'affaire autour des indices, à des milliers de kilomètres de là, c’est toute une famille et un quartier qui s’effondrent. Au
Sénégal
, la triste nouvelle a plongé les proches de Cheikh Dieng dans une détresse profonde. Entre colère et incompréhension, les parents réclament que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que le ou les coupables soient rapidement arrêtés et traduits devant la justice. La brigade des homicides de la police de Baltimore a immédiatement pris le relais. Les enquêteurs s’activent pour reconstituer l’emploi du temps de la victime pendant ses dernières heures et épluchent ses dernières fréquentations. Sur place, la solidarité sénégalaise ne s’est pas fait attendre. La diaspora de Baltimore et des zones environnantes s’est rapidement mobilisée pour soutenir la veuve et les enfants du défunt. Une vaste collecte de fonds a été lancée afin de réunir les moyens nécessaires au rapatriement du corps vers sa terre natale. Alors que les formalités administratives et judiciaires se poursuivent, le Sénégal retient son souffle, dans l’attente des conclusions de l’enquête américaine pour comprendre comment et pourquoi Cheikh Dieng a été arraché à la vie dans de telles conditions.
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