
La catastrophe s’est produite mercredi 26 août dans le nord du Népal, près de la frontière avec le Tibet. Une immense masse d’eau, de boue, de glace et de roches a soudainement déferlé dans les vallées, emportant sur son passage des habitations, des routes, des ponts, des véhicules et des installations électriques.
Les premières heures avaient fait état de 98 morts. Mais à mesure que les secouristes progressent dans les zones sinistrées et récupèrent des corps en aval des cours d’eau, le bilan humain ne cesse d’augmenter.
Ce vendredi 28 août, la police népalaise annonce au moins 469 décès dans le pays. Trois autres morts ont été officiellement recensés du côté tibétain de la frontière, portant le bilan provisoire de la catastrophe au Népal et en Chine à au moins 472 morts.
Les recherches se poursuivent dans des conditions particulièrement difficiles. Au Népal et au Tibet, plus de 1 400 personnes étaient encore signalées disparues jeudi, dont plusieurs centaines de ressortissants étrangers.
Les zones touchées sont en effet fréquentées par de nombreux randonneurs et pèlerins. La catastrophe a notamment frappé des secteurs situés sur des itinéraires touristiques reliant le Népal au Tibet et fréquentés par les voyageurs se rendant notamment vers le mont Kailash.
Des hélicoptères ont été mobilisés par les autorités népalaises pour rechercher d’éventuels survivants et acheminer des produits de première nécessité vers des localités désormais isolées. Au sol, des équipes équipées d’engins lourds et de chiens continuent de fouiller les énormes quantités de boue et de débris.
L’ampleur des destructions complique considérablement les opérations. Des villages ont été ravagés, tandis que des centrales électriques, des routes et des ponts ont été détruits.
Les premières informations avaient évoqué la possibilité qu’un séisme ait déclenché le phénomène. Les éléments recueillis depuis orientent toutefois les spécialistes vers l’effondrement d’une importante masse de glace et de roches dans la région himalayenne.
Cette masse aurait dévalé les montagnes avant de provoquer une gigantesque crue transportant roches, glace, boue et autres débris à travers plusieurs cours d’eau.
La menace n’est pas totalement écartée. Les autorités surveillent notamment des accumulations d’eau provoquées par les débris ayant obstrué certains cours d’eau. Leur rupture pourrait entraîner de nouvelles crues soudaines.
Au Népal comme au Tibet, les opérations de recherche se poursuivent alors que les autorités redoutent une nouvelle aggravation du bilan.