Canada : 800 000 dollars pour protéger les jeunes Autochtones des prédateurs sexuels en ligne

Cette enveloppe, répartie sur cinq ans, sera confiée à l’Association nationale des centres d’amitié, un réseau communautaire qui accompagne les populations autochtones à travers le pays. L’annonce a été faite à Ottawa par Gary Anandasangaree, ministre canadien de la Sécurité publique.
Le financement permettra de déployer le projet BEACON, une initiative conçue et dirigée par des Autochtones pour sensibiliser les jeunes aux risques d’exploitation sexuelle sur Internet.
Plutôt que de se limiter aux campagnes nationales de prévention, le programme entend s’appuyer sur les réalités culturelles et sociales des communautés concernées.
Dans les différentes régions du Canada, les centres d’amitié organiseront des activités de sensibilisation associant les adolescents, leurs parents, les aînés et les acteurs locaux.
L’objectif est d’aider les jeunes à reconnaître les situations dangereuses en ligne, à mieux se protéger et à trouver un accompagnement lorsqu’ils sont exposés à des risques d’exploitation.
Le programme prévoit également de recueillir des informations sur les expériences numériques des jeunes Autochtones. Ces données devront permettre aux autorités de concevoir des politiques de prévention davantage adaptées à leurs besoins.
Cette initiative intervient dans un contexte préoccupant car selon une enquête nationale réalisée en 2019, environ quatre Autochtones sur dix au Canada ont déclaré avoir subi des violences physiques ou sexuelles de la part d’un adulte avant l’âge de 15 ans.
Le gouvernement canadien affirme consacrer chaque année plus de 27 millions de dollars à la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants sur Internet.
Parallèlement, Ottawa souhaite renforcer la responsabilité des plateformes numériques. Un projet de loi prévoit notamment de nouvelles obligations pour les réseaux sociaux et les services d’intelligence artificielle conversationnelle, ainsi qu’un âge minimum de 16 ans pour l’ouverture de comptes sur les réseaux sociaux, sous réserve de certaines exemptions.
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- 288 words · 1 min read
- Published
- October 16, 2026
- Byline
- JELA E.
- Source
- Le Bled Parle