
Selon l’OMP (Organisation du Mouvement Patriotique ), la position adoptée par le MINAT dans le dossier du MRC donne l’impression d’une intervention de l’administration dans le fonctionnement interne des partis politiques. Le parti estime que, dans un État de droit, il appartient aux juridictions compétentes de trancher les différends internes et non à l’administration de […]
Selon l’OMP (Organisation du Mouvement Patriotique ), la position adoptée par le MINAT dans le dossier du MRC donne l’impression d’une intervention de l’administration dans le fonctionnement interne des partis politiques. Le parti estime que, dans un État de droit, il appartient aux juridictions compétentes de trancher les différends internes et non à l’administration de déterminer la légitimité des dirigeants d’une formation politique.
Pour étayer son argumentation, l’OMP dans un communiqué signé ce 1er septembre 2026 rappelle que la régularité des organes dirigeants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) fait également l’objet d’une procédure judiciaire. Le communiqué évoque une requête introduite le 2 juillet 2025 devant le Tribunal de grande instance du Mfoundi, visant l’annulation des résolutions ayant prorogé les mandats des membres du Comité central et du Bureau politique du parti au pouvoir. D’après l’OMP, cette procédure demeure pendante et aucune décision définitive n’a encore été rendue.
Partant de ce constat, Léon Thellier Onana estime que si Paul Atanga Nji entend invoquer les procédures judiciaires en cours pour apprécier la situation du MRC, il devrait appliquer le même raisonnement au RDPC. Le parti affirme ainsi qu’« il ne peut y avoir une loi pour l’opposition et une autre pour le RDPC » et appelle à une application impartiale des textes.
Dans son communiqué, l’OMP annonce plusieurs initiatives. Le parti indique qu’il demandera à ELECAM et au Conseil constitutionnel de rejeter toute liste du RDPC qui serait présentée sans la tenue préalable du congrès légal du parti. Il annonce également qu’il exigera des juridictions saisies une application « impartiale et rigoureuse » de la loi, sans distinction entre le parti au pouvoir et les formations de l’opposition.
Enfin, l’Organisation du Mouvement Patriotique invite le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, à exercer la même vigilance juridique à l’égard du RDPC que celle déployée, selon elle, envers les autres partis politiques. Elle appelle par ailleurs ses militants et l’ensemble des forces du changement à rester mobilisés en vue des prochaines élections législatives et municipales, tout en réaffirmant son attachement au principe d’égalité devant la loi.