CRIEF: deux huissiers de justice condamnés à deux ans d’emprisonnement assortis de sursis
La chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a rendu son délibéré ce mercredi 4 novembre 2026 dans l’affaire opposant Ecobank Guinée à deux huissiers de justice et une avocate. Les huissiers de justice, Maîtres Sory Daouda Camara et Mandjou Sangaré, ont été condamnés à deux ans d’emprisonnement […]

La chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a rendu son délibéré ce mercredi 4 novembre 2026 dans l’affaire opposant Ecobank Guinée à deux huissiers de justice et une avocate.
Les huissiers de justice, Maîtres Sory Daouda Camara et Mandjou Sangaré, ont été condamnés à deux ans d’emprisonnement assortis du sursis simple, ainsi qu’au paiement d’une amende de 30 millions de francs guinéens chacun. La cour a reconnu Me Mandjou Sangaré coupable d’usurpation de titre et de fonction de clerc assermenté, tandis que Me Sory Daouda Camara a été déclaré coupable de complicité pour cette même infraction. Tous deux ont en revanche été relaxés des autres chefs d’accusation, notamment d’escroquerie au jugement, de faux et d’usage de faux en écritures publiques et authentiques. Ils étaient placés en détention depuis le 29 septembre dernier.
Pour sa part, l’avocate Me Halimé Saad Chaloub a été reconnue coupable d’escroquerie au jugement, de faux et d’usage de faux. Elle écope d’une peine de trois ans d’emprisonnement ferme et d’une amende de 50 millions de francs guinéens. En raison de son absence du territoire national, la chambre a décerné un mandat d’arrêt à son encontre.
Sur le plan civil, les trois prévenus sont condamnés solidairement à verser la somme de 1,5 milliard de francs guinéens à la partie civile à titre de dommages et intérêts.
Une procédure litigieuse remontant à 2018
L’affaire tire son origine d’une plainte avec constitution de partie civile déposée le 16 juin 2026 par Ecobank Guinée auprès du parquet spécial de la CRIEF. L’institution bancaire contestait une procédure de saisie-attribution engagée en 2018, consécutive à une créance revendiquée par Me Halimé Saad Chaloub contre le Centre commercial Africof.
Selon les éléments débattus à l’audience, Mandjou Sangaré, qui agissait alors en qualité de clerc d’huissier non encore assermenté, avait dressé un procès-verbal de signification faisant état d’un prétendu refus de déclaration de la banque. Ce document, validé et revêtu du sceau de l’huissier titulaire Me Sory Daouda Camara, avait par la suite fondé la condamnation d’Ecobank au paiement d’une importante somme d’argent par le tribunal de première instance de Kaloum, décision confirmée ultérieurement par la Cour commune de justice et d’arbitrage (CCJA).
Pour rappel, lors des réquisitions du 19 octobre dernier, le ministère public avait réclamé sept ans d’emprisonnement ferme et 50 millions de francs guinéens d’amende contre chacun des trois prévenus. De leur côté, les conseils de la défense avaient plaidé la relaxe pure et simple, tandis que la partie civile, représentée par Ecobank, sollicitait la restitution de 5 millions de dollars à titre principal ainsi que 20 milliards de francs guinéens de dommages et intérêts.
Alkhaly Condé
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- 444 words · 2 min read
- Published
- November 4, 2026
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- guineelive.com
- Source
- Guineelive