Le spectaculaire retour en arrière de Motsepe ?
La CAF fait marche arrière. Réuni en Comité exécutif, l’instance africaine a décidé à l’unanimité de ramener la Coupe d’Afrique des nations à une édition tous les deux ans, mettant ainsi fin au cycle quadriennal adopté l’an dernier, comme elle l’a annoncé sur son site officiel.
Cette décision fait suite à l’annonce de son président, Patrice Motsepe, lors de la Conférence stratégique organisée du 7 au 9 octobre au Cap-Vert. En cause : le temps nécessaire pour lancer la Ligue des nations africaine, la nouvelle compétition censée prendre la place de la CAN une année sur deux, qui n’est tout simplement pas encore prête.
Une réforme qui n’a jamais fait l’unanimité
Le 20 décembre 2025, à la veille de la CAN au Maroc, Patrice Motsepe avait pourtant annoncé une réforme historique : après les éditions 2027 et 2028, la compétition devait se tenir tous les quatre ans, rompant ainsi avec une tradition instaurée en 1957. Cette annonce avait provoqué de nombreuses réactions négatives dans le monde du football africain. Au-delà de l’attachement des supporters à un rendez-vous continental biennal, la réforme soulevait des interrogations économiques majeures. La CAN constitue en effet une source essentielle de revenus pour la CAF, qui finance grâce à ses ressources une partie du développement du football africain et de ses autres compétitions. Pour compenser la réduction de la fréquence du tournoi, la création d’une Ligue des nations africaine avait été évoquée. Mais cette nouvelle compétition ne pourrait pas nécessairement générer, à court terme, des recettes équivalentes à celles de la CAN.
Les fédérations font entendre leur voix
La consultation récemment menée par la CAF a confirmé l’attachement des fédérations au format traditionnel. Les oppositions exprimées par plusieurs acteurs du football, dont Hervé Renard, ont également contribué à relancer le débat sur les conséquences sportives et économiques d’une CAN organisée tous les quatre ans. Pour de nombreux observateurs, le maintien du rythme biennal permettrait de préserver la visibilité du football africain, de soutenir les fédérations nationales et de conserver un rendez-vous régulier pour les sélections et leurs supporters.
Un choix stratégique pour
l’avenir du football africain !
Patrice Motsepe devra assumer un spectaculaire changement de cap, moins d’un an après avoir défendu sa réforme. Ce rétropédalage soulève aussi une question de gouvernance : comment concilier les impératifs économiques, les intérêts du football mondial et les réalités propres au continent africain ? Au-delà de la périodicité, l’enjeu est essentiel : préserver la valeur sportive et commerciale de la CAN, tout en garantissant aux nations africaines les moyens de développer durablement leur football.
Follow the story
About this article
- Length
- 425 words · 2 min read
- Published
- November 2, 2026
- Byline
- Rédaction LNR