Guerre en Ukraine : des marches contre l’enrôlement officieux de jeunes camerounais annoncées

L’inquiétude grandit parmi les familles de Camerounais partis en Russie, dont certains ont été envoyés combattre sur le front ukrainien. Face aux décès signalés et aux disparitions, le collectif national « Ramenez nos fils et nos frères » annonce l’organisation prochaine de manifestations pacifiques au Cameroun. Les dates et les villes concernées n’ont pas encore été précisées.
À l’origine de cette mobilisation, les conditions dans lesquelles de jeunes camerounais auraient été recrutés pour rejoindre l’armée russe. Selon plusieurs témoignages rapportés, certains seraient arrivés en Russie avec la promesse d’un emploi civil, d’études ou d’une régularisation administrative, avant de se retrouver engagés dans les forces armées. Des recrues affirment avoir signé des contrats sans en mesurer pleinement les conséquences. Ces récits soulèvent la question du consentement et des méthodes employées par les intermédiaires du recrutement.
L’ampleur du phénomène reste difficile à établir. Une enquête attribuée au collectif d’investigation All Eyes on Wagner fait état d’au moins 335 Camerounais recensés dans les rangs russes entre 2023 et la mi-2025, dont près de 94 seraient morts. Le projet ukrainien « Je veux vivre » avance, de son côté, un bilan supérieur à 100 ressortissants camerounais tués. Ces chiffres proviennent de sources distinctes et ne constituent pas un bilan officiel consolidé.
Les autorités camerounaises auraient, pour leur part, confirmé le décès de 16 ressortissants dans la zone des opérations militaires, selon les informations rapportées. Les familles souhaitent désormais connaître le sort de ceux qui sont toujours portés disparus, détenus ou engagés sur le front.
Le collectif demande notamment que les réseaux de recrutement opérant au Cameroun soient identifiés, que les circonstances des décès soient clarifiées et que des démarches soient engagées pour le rapatriement des dépouilles. Il réclame également une assistance pour les Camerounais qui souhaitent quitter les zones de combat.
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- 297 words · 1 min read
- Published
- October 24, 2026
- Byline
- LMZ
- Source
- Le Bled Parle