
Rebondissement à Fissel, dans le département de Mbour. Le sous-préfet de l'arrondissement de Fissel, Mouhamed Malick Ngom, est revenu sur sa propre décision et a finalement interdit la journée de lancement de la vente des cartes de membre du parti PASTEF Les Patriotes, initialement autorisée à la place publique de Ndiaganiao. Par arrêté n° 86/AF/SP/as du 27 août 2026, le sous-préfet avait donné son feu vert à la tenue de cette journée, organisée par Ndiouma Sène, Cheikh Tine et Omar Diouf, prévu
Rebondissement à Fissel, dans le département de Mbour. Le sous-préfet de l'arrondissement de Fissel, Mouhamed Malick Ngom, est revenu sur sa propre décision et a finalement interdit la journée de lancement de la vente des cartes de membre du parti PASTEF Les Patriotes, initialement autorisée à la place publique de Ndiaganiao. Par arrêté n° 86/AF/SP/as du 27 août 2026, le sous-préfet avait donné son feu vert à la tenue de cette journée, organisée par Ndiouma Sène, Cheikh Tine et Omar Diouf, prévue le samedi 5 septembre 2026 à partir de 11 heures. L'arrêté imposait toutefois aux organisateurs de prendre toutes les dispositions nécessaires, en lien avec la Gendarmerie de Ndiaganiao, pour préserver la quiétude des résidents et éviter tout trouble à l'ordre public. Coup de théâtre le lendemain : par un second arrêté n° 87/AF/SP/as daté du 28 août 2026, l'autorité administrative a purement et simplement rapporté sa propre décision. Le texte invoque deux motifs pour justifier ce revirement : une menace de troubles à l'ordre public ; une insuffisance des forces de l'ordre disponibles pour encadrer l'événement. L'arrêté charge le commandant de la Brigade de proximité de gendarmerie de Ndiaganiao de l'exécution de cette interdiction, avec ampliation cette fois élargie au préfet du département de
Mbour
. Ce revirement en si peu de temps ne manque pas de soulever des questions sur les circonstances ayant conduit l'administration à changer de position sur un dossier pourtant instruit et validé la veille. Si les motifs invoqués — risques de troubles et manque d'effectifs sécuritaires — relèvent des prérogatives classiques de maintien de l'ordre public, le fait que l'autorisation initiale ait été délivrée après enquête (rapport n°84/4 du 19 août) et examen de la demande des intéressés (déposée le 10 août) alimente les interrogations sur la nature du changement de contexte intervenu en seulement 24 heures.
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