New York : « En voulant salir le Président, l’opposition s’est tirée une balle dans le pied » (Alhoussein Makanéra Kaké)

C’est par cette formule que l’honorable Alhoussein Makanéra Kaké, président du groupe parlementaire GMD, résume sa lecture des manifestations organisées à New York contre le président Mamadi Doumbouya.
Dans une déclaration, le parlementaire affirme que la contestation politique demeure un droit reconnu, tout en estimant que certaines formes d’expression ont dépassé les limites du débat démocratique.
« Nous n’avons jamais dit que nous avions élu un monarque. Nous n’avons pas élu un roi, encore moins un dieu. Le Général Mamadi Doumbouya est un Président de la République, et à ce titre, il n’est ni au-dessus de la critique ni à l’abri de la contradiction », déclare-t-il.
Pour lui, la démocratie implique l’existence de différentes opinions, y compris celles qui sont opposées au pouvoir en place.
« Manifester contre le Président est un droit démocratique. Manifester en sa faveur en est également un. Nous félicitons tous ceux qui ont manifesté dans l’ordre, la discipline et le respect des lois, qu’ils soient pour ou contre le Président », poursuit l’honorable Alhoussein Makanéra Kaké.
Toutefois, il dit condamner les comportements qu’il attribue à certains manifestants.
« La démocratie se nourrit de la contradiction, pas de la violence », soutient-il.
Revenant sur les événements de New York, le président du groupe parlementaire de la mouvance présidentielle estime que ceux qui voulaient porter atteinte à l’image du chef de l’État auraient, selon lui, obtenu un résultat inverse.
« Mais ceux qui ont choisi les insultes, la haine, les intimidations et la violence contre leur Président et contre leur propre pays ont commis une grave erreur politique. En voulant salir l’image du Général Mamadi Doumbouya, ils ont exposé au monde leur propre visage », affirme-t-il.
Avant d’ajouter : « En voulant affaiblir le Président, ils ont renforcé la position de son gouvernement ! »
Dans sa déclaration, l’honorable Alhoussein Makanéra Kaké rappelle également les positions défendues par la mouvance présidentielle sur la nécessité de préserver la paix et la cohésion nationale.
« Nous avons toujours affirmé que le gouvernement guinéen est engagé en faveur de la paix, de la quiétude sociale, de la tranquillité et de la cohésion nationale. Nous avons également dénoncé les discours de haine et les dérives violentes de certains acteurs de l’opposition », indique-t-il.
Selon lui, les critiques dont il dit avoir fait l’objet n’ont pas empêché les événements récents de confirmer, à ses yeux, les alertes lancées par la majorité présidentielle.
« Nous avons été critiqués, incompris et parfois accusés d’exagération. Aujourd’hui, les événements de New York viennent malheureusement illustrer nos mises en garde », poursuit-il.
Le parlementaire évoque également le contexte international, notamment l’Examen périodique universel (EPU) de la Guinée, prévu à Genève, en Suisse.
« Le plus ironique, c’est qu’à l’approche de l’Examen périodique universel (EPU) de la Guinée, à Genève, en Suisse, ceux qui voulaient accabler le gouvernement guinéen viennent de lui fournir, à New York, des arguments qu’il n’aurait même pas eu besoin de chercher », estime-t-il.
Poursuivant son analyse, il affirme que les actions de l’opposition auraient finalement servi la communication du gouvernement.
« En voulant être les accusateurs du Président Mamadi Doumbouya, ils se sont transformés en ses propres avocats contre eux-mêmes ! Ils ont voulu charger le dossier du gouvernement, mais ils ont fini par plaider en sa faveur, en illustrant précisément ce que celui-ci dénonce depuis toujours : la haine, l’intolérance et la violence politique », déclare-t-il.
Pour l’honorable Alhoussein Makanéra Kaké, le débat politique doit rester fondé sur les idées et non sur les attaques personnelles.
« La démocratie, ce n’est pas aimer obligatoirement le Président. C’est accepter que d’autres l’aiment, le soutiennent ou le contestent sans que la haine et la violence ne deviennent des moyens d’expression », rappelle-t-il.
Il appelle enfin les différents acteurs politiques à préserver l’image du pays.
« La Guinée appartient à tous les Guinéens, majorité comme opposition. Aucun désaccord politique ne justifie de salir son pays, d’insulter ses compatriotes ou de recourir à la violence », conclut-il.
Dans sa dernière partie, le président du groupe parlementaire de la mouvance présidentielle réaffirme son analyse selon laquelle les manifestations de New York auraient eu un effet contraire à celui recherché.
« En voulant combattre le Général Mamadi Doumbouya, certains ont surtout contribué à conforter le discours de son gouvernement : la paix et la stabilité d’un côté, la haine et la violence de l’autre. Quelle erreur politique ! À force de vouloir tirer sur le Président, ils ont fini par se tirer une balle dans le pied », conclut l’honorable Alhoussein Makanéra Kaké.
Christine Finda Kamano
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- 787 words · 4 min read
- Published
- September 24, 2026
- Byline
- Youssouf KEITA
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- Mediaguinee