Affaire des journalistes interpellés pour vol présumé de lunettes : un militant du RDPC défend la réaction d’Alamine Ousmane Mey et s’explique

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Le militant du RDPC Descartes Akono est intervenu dans le débat suscité par l’interpellation de quatre journalistes, soupçonnés d’avoir volé une paire de lunettes appartenant au ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey. Sur le plateau du Grand Débat le dimanche 27 septembre 2026 sur Cam 10 TV, Descartes Akono commence par déplacer le débat sur la valeur de l’objet perdu. « C’est quelqu’un qui a cru avoir perdu un objet, dont nous ne pouvons évaluer la valeur », dit-il, en référence au ministre. Il répond ainsi à ceux qui, selon lui, minimisent l’incident : « J’ai entendu des gens dire : « Pour de simples lunettes, non ! » » Il oppose à cet argument une expérience personnelle : « Moi, j’ai des stylos qui ont une valeur sentimentale pour moi. J’ai des objets qu’on peut trouver à la boutique à 500 francs, mais que je n’aimerais même pas perdre. Si je les perds, je panique, je perds mes sens, parce qu’il y a des objets dont personne ne peut évaluer la valeur pour un autre citoyen. »
Il étend ensuite ce raisonnement à la réaction du ministre lui-même, qu’il juge légitime au regard de la douleur ressentie : « Le plaignant est libre, même si c’était plein, même si c’est lui qui avait appelé la police. En fonction du mal qu’il ressent, il est libre de souhaiter le pire à celui qui aurait volé sa chose. » Pour illustrer son propos, il cite un exemple pris dans le quotidien : « Il y a des gens au quartier qui ne sont pas ministres, mais quand ils attrapent quelqu’un qui a arraché un téléphone à eux, ils pensent que la sentence, c’est la mort, ils veulent le tuer. Ça, c’est la douleur de celui qui a perdu quelque chose. »
« Ce n’est pas un cas de journaliste », selon Descartes Akono
Le militant du RDPC déplace ensuite le débat vers le traitement judiciaire réservé aux personnes interpellées, qu’il distingue de la réaction du plaignant. « La loi et les hommes de loi sont là pour trouver l’équilibre entre nos plaintes et le traitement que la loi réserve aux personnes soupçonnées. C’est à ce niveau donc que je trouve qu’il y a problème », affirme-t-il.
Il relève une incertitude sur l’existence même d’une plainte formelle : « Qu’il y ait eu plainte ou pas, comme le monsieur dit qu’il n’y a pas eu plainte, on se dit qu’il n’y a pas eu plainte. Mais quand même, ils ont été saisis pour vol de lunettes, supposé. » Pour lui, la question à trancher est d’ordre juridique : « C’est à eux maintenant de savoir, dans ce cas, que dit la loi ? Comment doivent être traités ces citoyens ? »
Enfin, Descartes Akono conteste que la profession de journaliste des personnes interpellées soit en cause dans cette affaire. « Ce n’est pas un cas de journaliste. Ils ne disent nulle part qu’ils ont été enfermés parce qu’ils sont journalistes. Il se trouve seulement que dans ce cas ce sont des journalistes », estime-t-il, avant de conclure : « Donc, ne vous sentez pas blessés dans votre métier. »
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- Length
- 536 words · 3 min read
- Published
- September 27, 2026
- Byline
- LMZ
- Source
- Le Bled Parle