
Un accord portant sur un programme de 2,2 milliards de dollars a été conclu entre les services du Fonds monétaire international (FMI) et les autorités sénégalaises, à l'issue d'une mission conduite à Dakar par Mercedes Vera Martin, cheffe de mission du FMI pour le Sénégal. Au-delà du montant annoncé, ce programme devrait également permettre au Sénégal de mobiliser des financements auprès de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement et d'autres partenaires au développement, a expliqué le Fonds. Mais cet appui financier n'est pas sans contrepartie. L'institution de Bretton Woods attend des autorités sénégalaises la mise en œuvre de plusieurs réformes structurelles, détaillées dans son communiqué. Premier axe mis en avant par le FMI : l'assainissement budgétaire. « Les principales réformes prévues dans le cadre du programme appuyé par le FMI visent à rétablir la viabilité des finances publiques tout en protégeant les ménages vulnérables. La stratégie budgétaire repose sur le renforcement de la mobilisation des ressources intérieures et la rationalisation des dépenses, tout en consolidant les filets de protection sociale, en particulier grâce à des transferts monétaires ciblés », indique le Fonds dans son communiqué.
De leur côté, les autorités sénégalaises se sont engagées à adopter, en 2027, une stratégie de mobilisation des recettes à moyen terme, afin de renforcer les recettes intérieures et de contribuer à dégager des marges de manœuvre pour financer les dépenses prioritaires. Cet engagement s'accompagne d'un volet consacré à la gouvernance : « Les autorités sont également déterminées à renforcer la gouvernance budgétaire, notamment par une meilleure gestion de la dette publique, un suivi accru des arriérés intérieurs et une supervision renforcée des entreprises publiques », renseigne le FMI. Des réformes sont également attendues pour améliorer l'environnement des affaires et promouvoir l'inclusion financière. L'objectif affiché par le Fonds est notamment de favoriser une croissance davantage tirée par le secteur privé, un levier jugé essentiel pour réduire la dépendance de l'économie sénégalaise aux financements publics et extérieurs. Le FMI a par ailleurs salué la détermination des autorités sénégalaises à remédier aux vulnérabilités mises en évidence par l'affaire du « misreporting » — cette déclaration erronée des données budgétaires par l'administration précédente, à l'origine de la découverte d'une dette cachée et de la suspension du précédent programme avec le Fonds en 2024. Sur ce point sensible, l'institution reste vigilante : « des actions résolues supplémentaires seront essentielles pour résoudre ces problèmes de déclaration erronée et renforcer les garde-fous afin d'éviter que des situations similaires ne se reproduisent à l'avenir », souligne le
FMI
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