
Déthié Fall, Cheikh Tidiane Dièye, Boubacar Camara et Moustapha Guirassy doivent clarifier leur position après leur absence au lancement de Kiiraay.
Bassirou Diomaye Faye demande à quatre membres de son gouvernement de clarifier leur position politique. Déthié Fall, Cheikh Tidiane Dièye, Boubacar Camara et Moustapha Guirassy sont concernés.
La demande intervient après leur absence à l’assemblée générale constitutive de Kiiraay, le parti porté par le chef de l’État. La cérémonie s’est tenue le 25 juillet au King Fahd Palace, alors que plusieurs responsables politiques, parlementaires et élus locaux avaient fait le déplacement.
Le compte à rebours est désormais engagé pour les quatre ministres. Selon senenews, ils doivent choisir entre le maintien au gouvernement et un départ, afin de mettre fin à l’ambiguïté autour de leur positionnement politique.
Les quatre responsables sont d’anciens alliés d’Ousmane Sonko et dirigent leurs propres formations politiques. Depuis la rupture entre le président de la République et l’ancien Premier ministre, ils ont continué à exercer leurs fonctions gouvernementales sans rompre publiquement avec le leader de Pastef.
Le message attribué à la présidence est direct : les ministres qui souhaitent conserver leur portefeuille devront soutenir publiquement l’action présidentielle et s’inscrire dans la dynamique de Kiiraay. Ceux qui choisiraient de rester alignés sur Ousmane Sonko ne pourraient plus, selon cette logique, participer au Conseil des ministres.
L’ultimatum aux quatre ministres intervient après plusieurs semaines de repositionnements politiques. Avant l’assemblée constitutive, trois d’entre eux — Cheikh Tidiane Dièye, Déthié Fall et Moustapha Guirassy — faisaient déjà face à la pression de cadres de leurs formations, dont certains rejoignaient le camp présidentiel.
Le 25 juillet, 306 maires issus des 14 régions avaient été reçus au Palais de la République dans le cadre de cette séquence politique. La création de Kiiraay, initialement annoncée pour le 8 août, a finalement été officialisée lors de l’assemblée générale constitutive.
La pression pourrait également s’étendre à d’autres responsables de l’administration publique. Des directeurs généraux et des présidents de conseil d’administration considérés comme proches de l’ancienne architecture Pastef-APTES pourraient être appelés à clarifier leur position, avec des changements annoncés à la tête d’agences et de sociétés publiques.
Le PCA de l’APIX, Lansana Gagny Sakho, avait auparavant critiqué publiquement l’attitude de certains ministres accusés, selon lui, d’agir comme des opposants tout en occupant des fonctions gouvernementales.