Divorcée et abandonnée avec sa grossesse : Coumba Ngom et le sachet noir, l’histoire qui a choqué le tribunal
Le 4 octobre 2026, Coumba Ngom (prénom d’emprunt) est admise aux urgences de l’hôpital Nabil Choukair, à Dakar. Elle souffre de douleurs abdominales et perd abondamment du sang. Les médecins constatent qu’elle vient d’accoucher, mais aucun bébé n’est présent. Alertées par le personnel médical, ses accompagnantes se rendent à son domicile. Elles en reviennent avec un sachet noir contenant le corps d’un fœtus de sexe féminin d’environ six mois, pesant près d’un kilogramme. Le commissariat d’arrond

Le 4 octobre 2026, Coumba Ngom (prénom d’emprunt) est admise aux urgences de l’hôpital Nabil Choukair, à Dakar. Elle souffre de douleurs abdominales et perd abondamment du sang. Les médecins constatent qu’elle vient d’accoucher, mais aucun bébé n’est présent. Alertées par le personnel médical, ses accompagnantes se rendent à son domicile. Elles en reviennent avec un sachet noir contenant le corps d’un fœtus de sexe féminin d’environ six mois, pesant près d’un kilogramme. Le commissariat d’arrondissement des Parcelles Assainies ouvre alors une enquête pour interruption volontaire de grossesse. Le 6 octobre, après avoir d’abord contesté les faits, la jeune femme reconnaît avoir cherché sur Facebook une personne capable de lui vendre des médicaments abortifs. Elle dit avoir payé 3 000 F CFA pour une tablette de comprimés, livrée par un intermédiaire, et les avoir pris la veille de l’expulsion du fœtus. Elle explique avoir été enceinte de son petit ami, un enseignant résidant à Fatick, qui n’aurait pas voulu assumer ses responsabilités. Elle évoque aussi son divorce, la peur d’une nouvelle grossesse hors mariage, des relations difficiles avec sa mère et le sentiment d’être seule. « Je ne voulais plus supporter ce fardeau », confie-t-elle, avant de présenter ses excuses. À la barre, la prévenue a varié, évoquant un avortement naturel. Le
procureur
n’a pas été convaincu. Il estime qu’elle a suivi sa grossesse pendant six mois avant d’y mettre fin volontairement, et qu’elle demeure dans le déni malgré ses déclarations aux enquêteurs. Il a requis un an d’emprisonnement ferme. Me Étienne Wally Diouf a invité le tribunal à regarder au-delà des faits, décrivant une jeune femme mariée très tôt, dont l’union a échoué et qui aurait ensuite été abandonnée par sa famille. Doutant qu’elle ait pleinement mesuré la portée de son geste, il a sollicité la clémence, rejoint par Me Ibamar Diop. Le tribunal a finalement déclaré Coumba Ngom coupable et l’a condamnée à six mois de prison ferme.
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- Length
- 320 words · 2 min read
- Published
- October 9, 2026
- Byline
- Diack Sall
- Source
- Senenews