
La mobilisation contre la vie chère prend une nouvelle dimension au Sénégal. L’initiative citoyenne, « 30 Jours pour le juste prix », annonce déjà la mobilisation de plus de 4 000 citoyens autour d’une campagne destinée à documenter et dénoncer les prix jugés excessifs ou les hausses considérées comme injustifiées.
Pendant 30 jours, les consommateurs sont invités à devenir de véritables lanceurs d’alerte. Ils peuvent signaler, en photo ou en vidéo, tout produit ou service dont le prix paraît trop élevé ou dont l’augmentation reste sans explication.
L’objectif affiché est de constituer une base de signalements, de les classer et les vérifier, avant de saisir les autorités compétentes.
« Tout ce qui est cher sera documenté », martèlent les initiateurs.
La campagne entend ratisser large, sans distinction entre secteur public et privé, marques, entreprises ou services. Elle se présente ainsi comme un observatoire citoyen des prix, avec l’ambition de transformer le mécontentement des consommateurs en action collective.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par les préoccupations sur le pouvoir d’achat et la hausse de plusieurs produits de consommation.
Ses promoteurs prévoient également des boycotts ciblés, des dénonciations et une marche pacifique, afin de pousser les acteurs économiques et les pouvoirs publics à apporter des réponses.
Soutenue notamment par l’Association sénégalaise des consommateurs (ASCOSEN), la démarche appelle les Sénégalais à comparer les prix, à faire jouer la concurrence et à signaler les pratiques qu’ils estiment contraires à la réglementation.
Avec le slogan « La vie chère touche tout le monde. C’est le combat de tous », « 30 Jours pour le juste prix » veut désormais faire de la lutte contre la vie chère une mobilisation citoyenne structurée.