Chaussures, sacs, gourdes, gamelles, sous-vêtements. La rentrée scolaire, pour les parents célibataires du Cameroun, ressemble à une course d’obstacles qu’il faut affronter seul. Jacqueline B., journaliste et mère célibataire de deux enfants, anticipe les achats depuis plusieurs mois pour ne pas être submergée. Elle n’est pas la seule dans ce cas, franchement, ils sont nombreux […] L’article Rentrée scolaire : le défi solitaire des parents célibataires au Cameroun est apparu en premier sur 237on
Chaussures, sacs, gourdes, gamelles, sous-vêtements. La rentrée scolaire, pour les parents célibataires du Cameroun, ressemble à une course d’obstacles qu’il faut affronter seul. Jacqueline B., journaliste et mère célibataire de deux enfants, anticipe les achats depuis plusieurs mois pour ne pas être submergée. Elle n’est pas la seule dans ce cas, franchement, ils sont nombreux à jongler entre budget serré et responsabilités doublées.
Jacqueline B. a organisé sa vie autour de cette contrainte. « Je me bats au quotidien, je fais des sacrifices pour toujours avoir quelque chose dans la poche », confie-t-elle. Séparée du père de ses enfants, elle assume seule une grande partie des dépenses liées à leur éducation. Elle travaille deux fois plus pour être à la fois mère et pourvoyeuse.
Cette organisation, dit-elle, est indispensable pour assurer le suivi des enfants à l’école dès septembre. Le mot est lâché, « submergée », et il résume assez bien ce que vivent ces mères. Consciente du poids financier que représente la rentrée, elle s’efforce de concilier son rôle de mère avec les exigences de son métier.
De l’autre côté, Georges M. mène le même combat. Menuisier et père de quatre enfants, il assume seul une grande partie des responsabilités parentales. Chaque année, c’est lui qui accompagne ses enfants à l’école et veille à ce que tout soit prêt pour la reprise des cours.
Malgré les difficultés financières et les nombreuses charges qui reposent sur ses épaules, Georges M. refuse de baisser les bras. Depuis plusieurs semaines, il parcourt les supermarchés et les librairies à la recherche des meilleures offres pour ses enfants. « Depuis son départ, cela fait un an que je m’occupe moi-même des fournitures scolaires, des cartables et des livres », explique-t-il.
Pour ce père de famille, la rentrée scolaire reste une période particulièrement exigeante. Entre l’achat des manuels, des fournitures, des uniformes et le paiement des frais de scolarité, les dépenses s’accumulent rapidement. Pourtant, il s’efforce de ne rien laisser paraître devant ses enfants.
C’est un tournant que peu de gens mesurent vraiment, cette solitude organisationnelle qui touche autant les mères que les pères. Son objectif reste de garantir une scolarité normale malgré les difficultés auxquelles il est confronté. Difficile de ne pas y voir un signe des temps, où la monoparentalité redessine la charge familiale à chaque rentrée.