Mise en eouvre de la refondation de l’école burkinabè : Des engagements pour un enseignement de souveraineté
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**Au lancement officiel du Pacte Nékré pour la refondation de l’école burkinabé par le premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, samedi 17 octobre 2026, à Kaya, les acteurs de l’éducation ont pris l’engagement de faire de jouer leur partition pour un enseignement de qualité de souveraineté. **
Les enseignants, élèves, parents d’élèves et partenaires de l’éducation ont pris des engagements consignés dans un livre d’or, qu’ils ont transmis au Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, en marge du lancement officiel du Pacte Nékré, samedi 17 octobre 2026 à Kaya. Les enseignants à travers leur porte-parole, Adama Sawadogo, ont promis de servir l’école avec dignité et responsabilité, en faisant de leur métier un levier de transformation des consciences et de consolidation de la souveraineté nationale. Pour leur porte-voix, l’enseignant n’est pas seulement un transmetteur des connaissances, il forme des esprits, éveille des consciences, développe des compétences et contribue à façonner des citoyens responsables, créatifs, patriotes et attachés au bien commun.
C’est pourquoi, le personnel enseignant s’est engagé à faire de chaque salle de classe, un espace de savoir, de discipline, d’exigence, d’équité et de réussite. « Nous nous engageons à exercer notre métier avec conscience professionnelle, intégrité et dévouement, à respecter nos obligations de service, à préparer et à conduire nos enseignements avec rigueur, à évaluer les apprenants avec impartialité et à accompagner chaque enfant sans discrimination selon ses besoins et capacités », a indiqué Adama Sawadogo. Ils ont également pris l’engagement de poursuivre leur propre formation, adapter leurs pratiques pédagogiques aux réalités du Burkina Faso et promouvoir les valeurs de patriotisme, de solidarité, de travail, de mérite et de respect. En retour, les enseignants attendent des autres acteurs la mise en place d’un cadre de travail approprié, un accompagnement institutionnel et une collaboration sincère avec les familles et les communautés.
Les élèves, par la voix de leur représentant, Nafisatou Ouané, se sont engagés, à être assidus, ponctuels, disciplinés et respectueux, etc., leurs principes de base. « Nous rejetterons la tricherie, la violence, l’indiscipline et toute sorte de violences qui compromettent notre réussite. Nous respecterons nos enseignants, protégerons nos écoles et feront vivre en notre sein les valeurs de solidarité, de patriotisme, de respect et du bien commun. Nous ne voulons pas être seulement des bénéficiaires de la refondation de notre école, mais plutôt des acteurs engagés », a fait savoir Nafisatou Ouané.
Protéger les enfants contre l’orpaillage
Les parents d’élèves se sont dits convaincus que la refondation de l’école ne peut réussir sans l’engagement des familles. C’est pourquoi, ils se sont engagés à assumer pleinement leur responsabilité, veiller à la scolarisation et l’assiduité de leurs enfants, suivre leur travail et leur inculquer le respect, la discipline, l’honnêteté et le goût de l’effort, tout en collaborant davantage avec les enseignants et les responsables éducatifs.
Aux dires de Pauline Sawadogo, les parents d’élèves se sont engagés également à protéger leurs enfants contre toute pratique qui les détourne de l’école, notamment le travail précoce, l’orpaillage et toutes les activités incompatibles avec leur construction et leur épanouissement. « Nous devons compter que l’avenir de nos enfants vaut davantage que les gains immédiats, et que chaque enfant maintenu à l’école représente une promesse pour notre nation. Nous prenons donc l’engagement de faire de nos familles des espaces d’éducation, de responsabilité et de soutien à l’école », a-t-elle insisté.
Le représentant des forces vives de l’éducation, Romaric Badolo a appelé à renforcer la collaboration entre l’État, les familles, les communautés, les collectivités territoriales, les autorités coutumières et religieuses, les acteurs économiques et l’ensemble des partenaires de l’École. « Nous nous engageons à traduire les orientations du Pacte en actes concrets, mesurables et durables », a-t-il souligné. En prenant cet engagement, les forces vives reconnaissent, selon leur représentant, que la refondation de l’école burkinabè ne saurait être l’œuvre d’un seul acteur mais celle de toute la nation mobilisée autour d’un idéal commun.
Emil SEGDA
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- Length
- 647 words · 3 min read
- Published
- October 18, 2026
- Byline
- BH SIDWAYA
- Source
- Quotidien Sidwaya