
Nouveau face-à-face entre Nabou Leye et le Juge d’instruction. La danseuse, citée dans l’enquête sur le double meurtre d’Abdoul Aziz Ba, dit Aziz Dabala, et de Boubacar Gano, alias Wally, a été entendue à nouveau ce vendredi par le magistrat instructeur du premier cabinet du tribunal de Pikine-Guédiawaye. Une audition au cours de laquelle la mise en cause est restée constante sur un point central de sa défense : elle affirme ne pas avoir quitté son domicile durant la nuit au cours de laquelle le
Nouveau face-à-face entre Nabou Leye et le Juge d’instruction. La danseuse, citée dans l’enquête sur le double meurtre d’Abdoul Aziz Ba, dit Aziz Dabala, et de Boubacar Gano, alias Wally, a été entendue à nouveau ce vendredi par le magistrat instructeur du premier cabinet du tribunal de Pikine-Guédiawaye. Une audition au cours de laquelle la mise en cause est restée constante sur un point central de sa défense : elle affirme ne pas avoir quitté son domicile durant la nuit au cours de laquelle les deux victimes ont été tuées. Le juge d’instruction a notamment cherché à reconstituer avec précision l’emploi du temps de Nabou Leye au moment des faits. Les questions du magistrat ont porté sur ses déplacements, les horaires ainsi que les éventuelles sorties qu’elle aurait pu effectuer durant cette nuit particulièrement importante pour l’instruction. Face à ces interrogations, la danseuse aurait maintenu sa version initiale, soutenant qu’elle était restée chez elle. Un élément technique vient s’ajouter à cette déclaration. Les données de géolocalisation associées à son téléphone portable auraient, selon les informations issues de l’audition, situé l’appareil à son domicile au moment des faits. Cet élément est présenté comme susceptible de conforter sa version concernant sa présence chez elle durant la période examinée par le juge.
L’autre fait marquant de cette audition concerne le téléphone portable de Nabou Leye. La danseuse aurait donné son accord pour qu’une nouvelle exploitation technique de l’appareil soit effectuée. Elle aurait également communiqué volontairement son code d’accès aux enquêteurs afin de permettre des vérifications plus approfondies. Cette démarche intervient alors que le même téléphone avait déjà été exploité lors de l’enquête préliminaire menée par la Division des investigations criminelles (DIC). Les premières investigations avaient notamment permis de mettre en évidence plusieurs heures de communications entre
Nabou Leye
et l'une de ses amies durant la période examinée. Interrogée à l’époque sur l’identité de cette interlocutrice, la danseuse avait fourni aux enquêteurs son nom ainsi que ses coordonnées téléphoniques. Ces éléments figurent ainsi parmi les données susceptibles d’être réexaminées dans le cadre de l’instruction. La nouvelle exploitation du téléphone pourrait donc permettre au juge de confronter les déclarations de la mise en cause aux différentes données techniques disponibles : historique des communications, localisation de l’appareil et autres éléments susceptibles d’établir son emploi du temps. Nabou Leye est incarcérée depuis août 2024 dans le cadre de cette affaire. Elle est poursuivie pour association de malfaiteurs, complicité d’assassinat et actes de barbarie. Elle conteste les faits qui lui sont reprochés et continue de défendre sa version devant le magistrat instructeur. Dans cette même procédure, Mamadou Lamine Diao, dit Madou Lô, présenté comme l’auteur présumé des faits, est également placé sous mandat de dépôt pour les mêmes chefs d’inculpation.