ONU : Michelle Bachelet décide de jeter l’éponge, ce qui va changer pour Macky Sall

Michelle Bachelet a décidé de retirer sa candidature au poste de secrétaire générale des Nations Unies. L'ancienne présidente chilienne l'a annoncé ce samedi dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux. « Aujourd'hui, j'annonce que j'ai décidé de ne pas poursuivre ma candidature au poste de Secrétaire général des Nations Unies », a-t-elle déclaré, expliquant sa décision par un contexte international marqué, selon elle, par de fortes tensions autour du multilatéralisme et du droit international. Elle a néanmoins assuré ne pas regretter d'avoir porté sa candidature, tout en défendant l'idée que le prochain secrétaire général de l'ONU devrait être une femme d'Amérique latine, indépendante et attachée aux principes de la Charte des Nations Unies. Ce retrait mécanique réduit le nombre de candidats encore en lice, mais ne change strictement rien à la position de Macky Sall dans la course, du moins dans l'immédiat. Lors du scrutin indicatif du 21 août, Michelle Bachelet n'avait obtenu que 2 voix « encourage » contre 6 « décourage » et 7 « sans opinion », un score nettement inférieur aux 6 « encourage », 7 « décourage » et 2 « sans opinion » recueillis à la même date par l'ancien président sénégalais. Sa candidature n'était donc plus, depuis plusieurs semaines déjà, en position de peser directement sur l'issue du scrutin, ce qui limite d'autant l'impact direct de son retrait sur les rapports de force actuels au sein du Conseil de sécurité. Reste la question de savoir où pourraient se reporter les deux voix jusqu'ici acquises à la candidate chilienne. Rien ne garantit qu'elles bénéficient à Macky Sall, dont la candidature traverse au contraire une période difficile : lors du troisième scrutin indicatif tenu ce même vendredi 18 septembre, l'ancien président sénégalais a vu son soutien reculer à seulement 5 voix « encourage », contre 9 « décourage » et 1 « sans opinion », un net recul par rapport aux deux précédents tours. Il ne figure désormais plus dans le groupe de tête, dominé par la Costaricaine Rebecca Grynspan et la Guyanienne Carolyn Rodrigues-Birkett, et se retrouve même à égalité de voix favorables avec l'Ougandais Olara Otunnu et l'Argentin Rafael Grossi, tout en affichant le plus lourd contingent de votes défavorables parmi les candidats crédités de cinq soutiens. Le départ de Michelle Bachelet illustre par ailleurs un phénomène de clarification progressive de la course, à mesure que les candidatures les plus fragiles se retirent d'elles-mêmes plutôt que d'attendre un vote définitivement éliminatoire. Sa candidature, initialement présentée en février 2026 par le Chili, le Brésil et le Mexique, avait déjà perdu le soutien officiel de son propre pays dès le mois de mars, le Brésil et le Mexique restant seuls à la porter jusqu'à ce retrait. Un schéma qui pourrait, à terme, se répéter pour d'autres candidatures les moins bien loties, à mesure que le Conseil de sécurité affine ses préférences au fil des scrutins indicatifs successifs. Pour
Macky Sall,
l'enjeu réel demeure donc ailleurs : non pas dans la disparition d'une candidate déjà distancée, mais dans sa propre capacité à inverser une dynamique désormais clairement défavorable, alors que le soutien officiel apporté par le président Bassirou Diomaye Faye depuis juillet n'a, à ce stade, produit aucun effet mesurable sur les chiffres du Conseil de sécurité. Le processus de sélection se poursuit désormais entre les quinze membres du Conseil, avant qu'un nom ne soit éventuellement recommandé à l'Assemblée générale, composée de 193 États membres, pour succéder à António Guterres, dont le mandat s'achève à la fin de l'année 2026.
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About this article
- Length
- 585 words · 3 min read
- Published
- September 20, 2026
- Byline
- Diack Sall
- Source
- Senenews