RESTAURATION UNIVERSITAIRE - À 9 JOURS DE LA REPRISE : Les repreneurs posent leurs conditions au Coud
RESTAURATION UNIVERSITAIRE - À 9 JOURS DE LA REPRISE Les repreneurs posent leurs conditions au Coud Alors que le Centre des œuvres universitaires de Dakar prévoit la réouverture des restaurants universitaires le 14 octobre, les repreneurs des restaurants Central, Argentin, Self, ESP et Fastef annoncent qu’ils ne reprendront pas leurs activités « dans les conditions actuelles ». Ils invoquent des factures impayées, l’absence d’un échéancier de règlement et la hausse du coût des approvisionnements

RESTAURATION UNIVERSITAIRE - À 9 JOURS DE LA REPRISE
Les repreneurs posent leurs conditions au Coud
*Alors que le **Centre des œuvres universitaires de Dakar prévoit la réouverture des restaurants universitaires le 14 octobre, les repreneurs des restaurants Central, Argentin, Self, ESP et Fastef annoncent qu’ils ne reprendront pas leurs activités « dans les conditions actuelles ». Ils invoquent des factures impayées, l’absence d’un échéancier de règlement et la hausse du coût des approvisionnements. ***
La réouverture des restaurants universitaires prévue le 14 octobre risque de ne pas se passer comme prévu. À quelques jours de cette échéance, les repreneurs des restaurants Central, Argentin, Self, ESP et Fastef ont fait savoir au directeur du Coud qu’ils ne comptent pas reprendre leurs activités dans les conditions actuelles. Dans une correspondance reçue par la direction du Coud le 5 octobre, le collectif explique que cette décision est prise d’un commun accord. « Nous n’ouvrirons pas les restaurants du Coud dans les conditions actuelles », écrivent les repreneurs dans leur lettre dont EnQuête détient une copie. Ils en ont décidé après la réunion de coordination convoquée par le Coud, le 2 octobre, pour faire le point sur la préparation des restaurants en vue de la reprise de l’exploitation prévue le 14 octobre. Le courrier des repreneurs vient donc jeter un sérieux doute sur cette échéance.
Pour les repreneurs, le principal problème reste financier. Ils affirment ne disposer d’aucun « échéancier de paiement clair, précis et formalisé » concernant leurs factures impayées. Sans visibilité sur les règlements, expliquent-ils, il leur devient difficile de préparer leur trésorerie, de négocier avec leurs fournisseurs ou encore de mobiliser les financements nécessaires à la reprise. Ces restaurants disent avoir atteint leurs « limites de capacités financières, techniques et humaines ». Elles expliquent avoir continué pendant plusieurs mois à préfinancer les prestations réalisées pour le compte du Coud, tout en devant assurer le paiement des salaires, des fournisseurs, des charges fiscales et sociales et le remboursement de leurs engagements bancaires. À cela s’ajoute, selon elles, la hausse du prix des approvisionnements. Plusieurs familles de produits auraient connu des augmentations importantes. Un tableau des hausses des prix d’achat des matières premières est d’ailleurs joint à la correspondance. Le collectif considère que cette situation a fini par créer un déséquilibre économique qu’il ne serait plus en mesure d’absorber seul.
Les repreneurs ont arrêté une position commune : ils ne rouvriront pas les restaurants tant que l’intégralité de leurs factures impayées n’aura pas été réglée. Ils tiennent toutefois à préciser que leur démarche ne vise ni les étudiants ni le service public. Ils assurent être prêts à reprendre rapidement leurs activités dès que les conditions financières seront réunies. Ils demandent ainsi une « solution concrète, sécurisée et immédiate » qui permette de relancer la restauration tout en assurant la pérennité de leurs entreprises.
La restauration, un vieux point de tension
Cette nouvelle alerte intervient alors que la restauration universitaire a déjà été au centre de fortes tensions à l’Ucad cette année. En février 2026, les restaurants du campus social avaient été perturbés dans le contexte des « Journées sans tickets » initiées par des étudiants. La situation avait donné lieu à des tensions sur le campus et à l’intervention des forces de l’ordre. La crise avait également eu des répercussions sur les activités universitaires, notamment les examens. Le problème actuel est toutefois d’une autre nature. Cette fois, ce sont les entreprises chargées de la restauration qui alertent directement la direction du Coud sur leur incapacité à reprendre dans les conditions financières actuelles.
Une rentrée qui arrive à grands pas
Le calendrier rend la situation d’autant plus délicate. Le Conseil académique de l’UCAD a fixé la rentrée universitaire au 15 octobre 2026, soit le lendemain de la date prévue pour la réouverture des restaurants. À la Faculté des Sciences et Techniques, les étudiants sont également attendus pour les examens de deuxième session à partir du 15 octobre, selon le calendrier réaménagé. Ces épreuves doivent se poursuivre jusqu’au 24 octobre. La question dépasse donc le seul différend financier entre le Coud et les repreneurs. Si aucun accord n’est trouvé rapidement, c’est toute l’organisation de la vie universitaire qui pourrait être affectée, avec des milliers d’étudiants appelés à reprendre le chemin des amphithéâtres et, pour certains, des salles d’examen.
Reste maintenant à savoir quelle réponse le Coud compte apporter. Les repreneurs ne donnent pas, dans leur courrier, le montant global des sommes qu’ils réclament. De son côté, la position du Coud sur ces impayés et sur les modalités de leur règlement n’apparaît pas dans le document. À neuf jours de la réouverture annoncée, le temps presse.
Section:
social
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- Length
- 772 words · 4 min read
- Published
- October 6, 2026
- Byline
- joe.waly
- Source
- Enqueteplus