
Après les inondations dévastatrices de la semaine dernière au Népal, le bilan s’établit à 1 114 morts et toujours 3916 disparus. Les secours, autorités et nombreux bénévoles sont à pied d’œuvre pour tenter de retrouver des survivants. À Katmandou, la colère monte : le changement climatique est l’origine probable de la catastrophe, même si cela devra être confirmé par des scientifiques. Alors, de nombreux jeunes exigent que les pays les plus pollueurs assument leurs responsabilités.
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Avec notre correspondante à Katmandou, Juliette Chaignon
Dans un café du quartier étudiant de Katmandou, Aayush, un juriste de 31 ans, se dit en colère : « Ce n'est pas juste. Justice doit être rendue. » Il rappelle que le Népal est l’un des moins gros émetteurs de carbone par habitant dans le monde. Rien face aux pays industrialisés d’Amérique du Nord, ou d’Europe.
«* Tous les pays qui émettent beaucoup de carbone devraient être mis face à leurs responsabilités. Car ce ne sont pas eux qui souffrent, affirme Aayush. Ce dont on a besoin, c'est de réduire les émissions de carbone. Freiner les inondations. Empêcher les glaciers de se dérober. C'est le plus important, plus que de nous envoyer des dons une fois que l'on compte nos morts. *»
Autre demande : que les pays pollueurs passent à la caisse. Des réparations financières à hauteur réelle du préjudice causé. Une mesure essentielle d'après Suraj Raj Pandey, 29 ans : « En tant que pays en développement, le Népal n'a pas les ressources, la main-d'œuvre, la résilience économique pour affronter de telles crises. »
Suraj et ses amis multiplient les voyages en zones sinistrées pour y apporter des vivres donnés par des habitants de Katmandou.
Une semaine après la catastrophe, l’heure est encore à l’urgence. Mais Suraj en est certain : la jeunesse népalaise saura se faire entendre en temps voulu : « On ne va pas laisser passer ça… il ne faut pas. »
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