Assemblée nationale : Félicité Mbougar Sarr défend Diomaye et interpelle ses collègues de Pastef
En séance plénière ce jeudi à l’Assemblée nationale, la députée Félicité Mbougar-Sarr a pris publiquement la défense du président Bassirou Diomaye Faye, tout en adressant de vives critiques à certains de ses collègues de Pastef. La parlementaire a notamment dénoncé ce qu’elle considère comme un « acharnement » contre le chef de l’État. Elle a également évoqué, selon sa propre lecture de la situation politique, une stratégie consistant à « tout bloquer » afin de provoquer l’échec du président de

En séance plénière ce jeudi à l’Assemblée nationale, la députée Félicité Mbougar-Sarr a pris publiquement la défense du président Bassirou Diomaye Faye, tout en adressant de vives critiques à certains de ses collègues de Pastef.
La parlementaire a notamment dénoncé ce qu’elle considère comme un « acharnement » contre le chef de l’État. Elle a également évoqué, selon sa propre lecture de la situation politique, une stratégie consistant à « tout bloquer » afin de provoquer l’échec du président de la République.
« Je l’ai applaudi hier, je l’applaudis aujourd’hui et je l’applaudirai demain », a-t-elle déclaré à la tribune.
Félicité Mbougar Sarr a également salué l’action du chef de l’État, estimant qu’il avait « débloqué le pays » après une période qu’elle décrit comme marquée par deux années d’immobilisme.
Elle a notamment affirmé que, durant cette période, « pas une pièce de monnaie n’est sortie » et que « tout était au point mort », avant de critiquer ce qu’elle considère comme une action publique insuffisante.
Critique de l'immobilisme gouvernemental
La députée a ensuite exposé sa lecture des tensions au sein de la majorité : « Selon moi, le plan, c’était quoi ? Tout bloquer, vous faire échouer et espérer débarquer en messie. C’est ça la vérité », a-t-elle lancé à l’endroit de certains de ses collègues.
Ces propos interviennent dans un contexte de tensions entre l’exécutif et la majorité parlementaire. Le président Bassirou Diomaye Faye avait lui-même évoqué récemment l’éventualité d’un blocage institutionnel, tout en estimant qu’il ne devrait pas être « absolument insurmontable ».
La parlementaire a par ailleurs dénoncé ce qu’elle qualifie de « malhonnêteté » dans le débat autour des fonds spéciaux. Elle a estimé que les crédits spéciaux de la Présidence faisaient l’objet d’une attention particulière, tandis que ceux de la Primature seraient, selon elle, moins discutés.
Elle a notamment cité le fonds « Djam Casamance » et interrogé ses collègues sur leur regard concernant les initiatives liées à la paix et au développement en Casamance.
Le Plan Diomaye pour la Casamance fait effectivement partie des programmes suivis par l’exécutif. Lors du Conseil des ministres du 10 septembre, le président de la République avait demandé au Premier ministre d’accélérer l’évaluation de sa mise en œuvre.
Félicité Mbougar Sarr s’est également montrée très critique à l’égard de l’utilisation politique des décès et des difficultés vécues par les populations.
« Vampirisme », a-t-elle notamment lancé, avant d’accuser certains acteurs de se servir des morts comme d’un moyen pour accéder au pouvoir. Il s’agit là de son appréciation personnelle du débat politique, qu’elle a développée devant ses collègues.
Elle a également défendu une conception plus discrète de la solidarité, estimant que l’aide aux populations ne devait pas nécessairement être exposée publiquement. À ce propos, elle a affirmé que le président Diomaye ne chercherait pas à médiatiser ce type d’actions.
En conclusion, la députée a exhorté le chef de l’État à poursuivre son action : « Monsieur le Président, avancez. Votre conscience est bien tranquille ».
Elle a aussi appelé les ministres et directeurs généraux à rester proches des populations et à garder à l’esprit que leurs fonctions sont temporaires.
« Lorsqu’on est nommé, si l’on veut préserver son honneur et ses biens auprès des siens, il faut penser au jour où l’on quittera ses fonctions », a-t-elle lancé.
Son intervention s’est achevée par un message adressé au ministre de la Justice : « Ce que vous avez fait est tout à fait normal. Que la paix soit sur vous ».
Follow the story
About this article
- Length
- 583 words · 3 min read
- Published
- October 1, 2026
- Byline
- Khadija Sène
- Source
- Senenews