Un immense gisement
280.000 milliards de dollars. Ce chiffre vertigineux a été mis en exergue à l’occasion des dernières Assemblées annuelles de la Banque mondiale. Il représente, selon les estimations présentées, le volume des capitaux gérés à travers le monde par les banques et les investisseurs institutionnels.
Mais le plus frappant est ailleurs. Sur cette immense masse financière, seulement 5 à 8% seraient orientés vers les économies en développement. Une proportion particulièrement faible au regard des besoins considérables de ces pays en investissements, notamment dans les infrastructures, l’énergie, l’eau et l’industrie.
Mais une autre lecture est aussi possible pour cette situation. Si une part aussi réduite des capitaux mondiaux profite aujourd’hui aux pays en développement, cela signifie aussi que le potentiel de mobilisation de nouveaux financements privés reste immense.
Le Maroc est particulièrement bien placé pour le savoir. Ces dernières années, le Royaume a multiplié les initiatives pour améliorer son attractivité, moderniser son cadre réglementaire et encourager l’investissement privé, aussi bien national qu’étranger. Les niveaux en forte hausse des IDE témoignent de cette dynamique.
Car l’attractivité ne se décrète pas. Elle se construit à travers des politiques publiques cohérentes, un environnement économique stable, des infrastructures performantes et des conditions favorables aux investisseurs.
Pour autant, les chiffres évoqués par la Banque mondiale montrent qu’il existe encore une marge de progression considérable. Les capitaux disponibles à l’échelle mondiale se comptent en dizaines de milliers de milliards de dollars. Et les investisseurs sont constamment à la recherche de placements offrant des perspectives de rentabilité et des risques maîtrisés.
Les financements ne constituent pas toujours le principal obstacle. Encore faut-il présenter aux investisseurs des projets crédibles, avec des modèles économiques solides et des perspectives suffisamment claires.
Cette voie pourrait mener vers l’un des plus importants gisements de croissance pour le Maroc : transformer davantage de besoins économiques en véritables opportunités d’investissement viable pour le secteur privé.
Follow the story
About this article
- Length
- 309 words · 2 min read
- Published
- October 19, 2026
- Byline
- Saâd Benmansour
- Source
- Aujourd'hui