Keur Massar : un homme accusé d’agression sexuelle sur deux sœurs utérines

Ligotée, frappée avec un câble de chargeur puis agressée sexuellement et filmée nue : : la plainte déposée par une couturière de 27 ans contre son concubin a mis au jour une affaire glaçante à Keur Massar. L'enquête a également révélé que le suspect faisait chanter la petite sœur de la victime avec des vidéos intimes. L'ouvrier M. A. Niang, âgé de 25 ans et célibataire, a été déféré ce lundi par la brigade territoriale de gendarmerie de Keur Massar devant le procureur Saliou Dicko, chef du parquet de Pikine-Guédiawaye. Il est poursuivi pour viol avec actes de barbarie et tortures, chantage, séquestration et collecte de données personnelles. Le mis en cause, qui a été placé dans la cave du tribunal de grande instance,, est soupçonné d'avoir abusé de deux sœurs utérines. Le parquet pourrait ouvrir une information judiciaire. Tout est parti d'une histoire de famille. La plaignante, couturière de 27 ans, avait fait venir sa petite sœur utérine, également couturière, dans son domicile conjugal à Keur Massar pour l'aider dans les tâches ménagères. Soupçonnant une liaison entre son épouse et l'ouvrier, le mari l'a finalement répudiée. La jeune femme s'est alors installée dans un appartement du même quartier, où elle vivait en concubinage avec le suspect. Sa petite sœur habitait sous le même toit. Selon les éléments de l'enquête, l'ouvrier aurait discrètement scanné le code QR de la messagerie WhatsApp de sa compagne, ce qui lui permettait de surveiller ses conversations à son insu.
La « punition » qui vire au calvaire
C'est en interceptant un échange entre sa compagne et un autre homme que le suspect aurait décidé de la « punir » pour ce qu'il considérait comme une infidélité. Face au refus catégorique de la jeune femme d'avoir un certain type de rapport sexuel, il l'aurait bâillonnée, ligotée et rouée de coups avec un câble de chargeur de téléphone, avant de l'agresser sexuellement. Il l'aurait ensuite filmée entièrement nue avec le propre téléphone de la victime, Prise en charge à l'hôpital, la jeune femme s'est vu délivrer un certificat médical attestant une incapacité temporaire de travail de 15 jours. Le document, versé à la procédure, confirme l'agression sexuelle, le gynécologue ayant constaté des lésions. Elle a ensuite porté plainte à la brigade territoriale de Keur Massar. Les investigations des gendarmes ont pris une tournure inattendue. Elles ont révélé que le suspect entretenait également une relation avec la petite sœur de la plaignante. Il l'aurait menacée de diffuser ses vidéos intimes pour la contraindre à avoir des rapports avec lui en l'absence de sa grande sœur. C'est dans les locaux de la gendarmerie que l'aînée aurait découvert ces faits. La cadette, entendue d'abord comme témoin, est ainsi devenue plaignante à son tour. Entendu par les
enquêteurs
, l'ouvrier aurait reconnu les faits. Il aurait expliqué avoir voulu punir sa compagne pour son refus, et admis avoir eu des relations avec la petite sœur de celle qu'il considérait comme son épouse. Il appartient désormais à la justice de se prononcer sur sa responsabilité, le mis en cause restant présumé innocent jusqu'à son jugement.
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About this article
- Length
- 514 words · 3 min read
- Published
- October 5, 2026
- Byline
- Diack Sall
- Source
- Senenews