Abidjan, 03 sept 2026 (AIP)- La Plateforme ivoirienne pour le cacao durable (PICD) appelle à l’ouverture d’un dialogue national sur l’avenir de la filière cacao, notamment sur le mécanisme de fixation du prix bord champ, après l’annonce du prix de 1 200 FCFA le kilogramme pour la campagne principale 2026-2027. Dans une communication rendue publique [...]
Abidjan, 03 sept 2026 (AIP)- La Plateforme ivoirienne pour le cacao durable (PICD) appelle à l’ouverture d’un dialogue national sur l’avenir de la filière cacao, notamment sur le mécanisme de fixation du prix bord champ, après l’annonce du prix de 1 200 FCFA le kilogramme pour la campagne principale 2026-2027.
Dans une communication rendue publique mercredi 2 septembre 2026, la PICD estime que ce prix ne couvre pas le coût de revient de la production cacaoyère, qu’elle évalue à au moins 1 322 FCFA le kilogramme, et demeure en deçà du prix de référence permettant, selon elle, de garantir un revenu vital aux producteurs, estimé à un peu plus de 1 700 FCFA le kilogramme.
La plateforme dit ainsi accueillir avec « beaucoup d’intérêt » la fixation du prix bord champ, tout en faisant part de sa déception, au regard notamment des difficultés auxquelles les producteurs et les coopératives ont été confrontés au cours de la précédente campagne.
Pour la PICD, le niveau du prix annoncé traduit également la forte dépendance de la filière aux fluctuations du marché mondial, dont les mécanismes de fonctionnement ne tiennent pas suffisamment compte, selon elle, des réalités économiques des producteurs situés en amont de la chaîne d’approvisionnement.
Face à cette situation, la plateforme estime que la Côte d’Ivoire doit se doter de leviers permettant de mieux protéger les producteurs contre les effets de la volatilité des cours internationaux et de lutter contre la précarité dans les zones de production.
Les organisations de producteurs et de la société civile membres de la PICD invitent, à cet effet, le gouvernement à engager une concertation nationale associant l’ensemble des parties prenantes de la filière. Ce dialogue devrait porter notamment sur le système de commercialisation du cacao et le mécanisme de détermination du prix bord champ.
La PICD considère cette réforme comme une condition nécessaire pour renforcer la durabilité et la résilience de la filière, mais également pour favoriser le renouvellement générationnel dans la cacaoculture.
Elle souligne que l’amélioration des revenus des producteurs constitue un enjeu majeur pour encourager les jeunes à s’intéresser davantage à la production de cacao, conformément à l’objectif de promotion de la relève générationnelle mis en avant lors de la 10ᵉ édition des Journées nationales du cacao et du chocolat (JNCC).
La plateforme réaffirme enfin sa disponibilité à accompagner les pouvoirs publics dans la recherche de solutions durables en faveur des productrices, des producteurs et de leurs coopératives, afin de consolider l’avenir de la filière cacao ivoirienne.
(AIP)
bsp/cmas