
La France a annoncé, vendredi 4 septembre 2026, l’abandon de la projection de Mercator dans ses représentations cartographiques du monde. Une décision qui s’inscrit dans un mouvement porté notamment par l’Union africaine pour promouvoir des cartes reflétant plus fidèlement la superficie réelle des continents.
Utilisée pendant plusieurs siècles, la projection de Mercator avait été conçue au XVIe siècle par le cartographe flamand Gerardus Mercator pour faciliter la navigation maritime. Mais sa représentation du monde entraîne d’importantes distorsions : plus un territoire se rapproche des pôles, plus sa superficie apparaît exagérée.
L’Afrique est particulièrement pénalisée par cette projection. Sur une carte de Mercator, le continent africain paraît notamment d’une taille relativement proche de celle du Groenland. Dans la réalité, l’Afrique est environ quatorze fois plus vaste.
À l’inverse, des pays et territoires situés dans les hautes latitudes, comme la Russie, le Canada ou certaines parties de l’Europe, apparaissent beaucoup plus grands qu’ils ne le sont proportionnellement.
La décision française intervient dans le sillage d’une campagne soutenue par l’Union africaine en faveur d’une représentation cartographique plus équitable du continent africain.
« Notre diplomatie doit mener deux combats : porter notre propre récit et toujours veiller à représenter le monde avec justesse », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, vendredi à Paris.
Avec l’abandon de Mercator, la France apparaîtra elle aussi proportionnellement plus petite sur les nouveaux planisphères, tandis que l’Afrique retrouvera une représentation plus proche de sa superficie réelle.