Acte contre nature : L’acteur dans « Jeux de dames » balance ses deux copains aux enquêteurs

L'acteur O. Diop, 42 ans, connu des téléspectateurs pour son rôle dans la série « Jeux de dames », a été entendu par les gendarmes de la Brigade de recherches de Keur Massar dans une enquête sur une chaîne de transmission du VIH/sida. Placé en garde à vue, il a admis des faits qui l’exposent à de lourdes poursuites.
Tout commence le 2 novembre, lorsque les gendarmes reçoivent une dénonciation visant A. Seck, un tailleur de Guédiawaye. L’homme est interpellé, puis reconnaît des rapports non protégés avec un confrère, A. Diop, arrêté à son tour dans son atelier de Grand-Yoff. Les deux hommes remettent ensuite aux enquêteurs une liste de personnes rattachées à leur réseau. Le nom de l’acteur y figure, et il est interpellé à son tour.
Les partenaires cités passent à leur tour, aux aveux
Selon les éléments du procès-verbal, l’acteur a reconnu fréquenter le milieu homosexuel depuis plus de quinze ans. Il a également déclaré être séropositif depuis plusieurs années. Il a admis avoir eu, à plusieurs reprises, des rapports sexuels non protégés avec des partenaires réguliers, qu’il a désignés aux gendarmes : D. Gueye, ouvrier de 24 ans, et M. Y. Bâ, menuisier de 44 ans. C’est la combinaison de ces aveux, la connaissance de son statut sérologique et l’absence de protection, qui fonde la qualification de transmission volontaire du VIH/sida.
Interpellés à leur tour, les deux hommes cités ont confirmé, leurs relations avec le comédien. D. Gueye a ensuite désigné un autre partenaire, O. Ndiaye, ouvrier divorcé de 39 ans, qui a été arrêté à son tour. M. Y. Bâ n’est autre que le grand frère du défunt danseur Aziz Dabala, une parenté qui retient l’attention des enquêteurs même si aucun lien avec la mort de ce dernier n’est établi à ce jour.
Les six hommes seront présentés demain vendredi au procureur, au parquet de Pikine-Guédiawaye. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, actes contre nature, transmission volontaire du VIH/sida et mise en danger de la vie d’autrui. Ces déclarations ont été recueillies en garde à vue et devront être examinées par le parquet puis, le cas échéant, par un magistrat instructeur.
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- Length
- 358 words · 2 min read
- Published
- November 5, 2026
- Byline
- Thierno Gueye
- Source
- Senenews