À Déguembéré, les habitants vivent entre bienfaits et menaces du fleuve Sénégal
À Déguembéré, dans le département de Podor, pêcheurs et agriculteurs vivent au rythme du fleuve Sénégal, entre ressources, liens et risques.

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À quelques kilomètres de la Mauritanie, Déguembéré vit au bord du fleuve Sénégal, dans le département de Podor. Le cours d’eau nourrit les habitants et facilite les liens entre les deux rives, mais sa montée rappelle aussi la fragilité des villages installés sur ses berges.
Le 7 août 2026, la cote du fleuve atteignait 3,50 mètres à Podor, après une hausse de 1 centimètre en vingt-quatre heures. Elle était supérieure de 7 centimètres à celle relevée un an plus tôt à la même période, sans toutefois atteindre le seuil d’alerte fixé à 5 mètres. À Déguembéré, ces variations sont suivies avec attention par les pêcheurs et les agriculteurs, dont les activités dépendent directement du niveau de l’eau.
Pour contenir la crue et protéger Saint-Louis, le barrage de Diama a été abaissé préventivement à 2,16 mètres, avec un débit lâché de 390 m³/s. Cette régulation vise à moduler la montée des eaux vers l’embouchure, tandis que le barrage de Manantali affichait une cote de 196,84 mètres, en légère hausse par rapport à juillet 2025. Ces choix de gestion illustrent l’équilibre permanent entre les besoins du fleuve et la protection des populations.
Plus en amont, à Bakel, le Sénégal reste aussi une voie de passage entre les deux pays malgré la pollution. La traversée vers Gourèye, en Mauritanie, dure environ cinq minutes en pirogue, après le passage par la police de l’Air et des Frontières et la Douane. À Déguembéré comme ailleurs, le fleuve demeure ainsi à la fois une ressource, une frontière et un risque avec lequel les habitants ont appris à composer, décrit lesoleil dans ce reportage.
Le sujet est signé FBB, Moustapha Djamil Thiam.
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About this article
- Length
- 275 words · 1 min read
- Published
- September 18, 2026
- Byline
- Abdou Nar Dia
- Source
- Senego