Le complot contre l’Algérie se précise : Le jeu trouble d’Abou Dhabi et du Makhzen
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- Les apparences ne trompent désormais plus. Derrière les poignées de main, les investissements et les discours de partenariat, Rabat et Abou Dhabi resserrent leurs rangs et multiplient les leviers d’influence autour de l’Algérie. Du Sahel aux médias, des réseaux sociaux aux alliances régionales, les convergences se précisent et les relais se multiplient. Ce qui pouvait hier apparaître comme une succession de coïncidences prend aujourd’hui une autre dimension : celle d’un axe du mal contre l’Algérie, désormais démasqué, qui cherche à étendre son influence et à peser sur son environnement stratégique. Les masques tombent, les cartes se dévoilent et la bataille d’influence change d’échelle.*
Par Meriem B.
De récentes analyses et rapports internationaux mettent en évidence les différentes formes de ciblage de l’Algérie par les Emirats et le Maroc, dans le cadre d’une coordination croissante entre Abou Dhabi et le régime du Makhzen et de mouvements parallèles au Maghreb et au Sahel, sur fond de convergence de leurs relations de normalisation avec l’entité sioniste. La revue britannique «Africa Confidential» s’est notamment penchée sur la nature des relations entre les Emirats et le Maroc, consacrant à ce rapprochement un article intitulé «Alger ferme la porte à Abou Dhabi : le parrain du Maroc en paie le prix». Dans son analyse, la revue relève que les Emirats sont devenus un allié majeur du Maroc et souligne que, depuis la signature des accords de normalisation en 2020, Abou Dhabi et Rabat ont intensifié leur coordination dans la région. Cette évolution a élargi le champ de leurs actions convergentes et favorisé un rapprochement plus marqué sur plusieurs dossiers touchant à l’environnement régional de l’Algérie. Cette convergence se manifeste notamment à travers le soutien émirati aux positions marocaines sur les questions régionales. Africa Confidential fait ainsi état de l’alignement des Emirats sur le Maroc concernant le Sahara occidental, dans un soutien à la position de Rabat visant à consacrer l’occupation du territoire et à s’affranchir du processus de décolonisation, parallèlement à un soutien sous diverses formes aux agissements et aux manœuvres du Makhzen visant les pays voisins, dont l’Algérie.
Au-delà du Maghreb, cette dynamique trouve également un prolongement au Sahel, devenu l’un des espaces où se déploient les actions des deux parties. La revue évoque, à ce propos, la volonté des Emirats et du Makhzen d’étendre leur présence dans une région profondément marquée par les crises sécuritaires et politiques, en tirant profit de certaines situations pour imposer leurs rôles dans des dossiers sensibles. Une telle dynamique ouvre, selon cette lecture, la voie à davantage d’interventions susceptibles de complexifier l’environnement régional. Dans le prolongement de ces évolutions, le rapprochement émirati-marocain apparaît également à travers leurs relations avec l’entité sioniste. Le site «Debuglies» a ainsi publié une analyse intitulée «Abu Dhabi, Zionist entity and Algiers : The Emerging Strategic Confrontation Across the Maghreb, Sahel and Red Sea» (Abou Dhabi, l’entité sioniste et Alger : la confrontation stratégique émergente à travers le Maghreb, le Sahel et la mer Rouge), consacrée aux convergences entre Abou Dhabi, Rabat et l’entité sioniste dans un espace allant du Maghreb au Sahel et à la mer Rouge. L’analyse estime que l’alliance maroco-sioniste et les relations émirati-marocaines doivent être appréhendées dans un contexte régional plus large, englobant l’espace de l’Algérie. Elle établit toutefois une distinction entre ces rapprochements et l’existence de preuves publiques d’une salle d’opérations commune spécifiquement destinée à cibler l’Algérie, délimitant ainsi la portée des éléments disponibles dans les sources ouvertes.
Dans le même contexte, «Africa Confidential» revient sur le Sahel comme l’un des principaux espaces de convergence entre les deux parties, évoquant des actions visant à tirer parti des tensions qui traversent la région ainsi que la création de foyers de tension dans l’environnement régional de l’Algérie. L’ensemble de ces éléments fait ainsi apparaître plusieurs trajectoires qui se rejoignent autour de l’Algérie, entre le partenariat émirati-marocain, les mouvements régionaux au Sahel et les relations avec l’entité sioniste. Cette convergence intervient alors que le régime du Makhzen poursuit son activisme régional avec le soutien d’une relation étroite avec Abou Dhabi. Dans cette configuration, le ciblage de l’Algérie prend des formes multiples, combinant les manœuvres émirati-marocaines, les mouvements régionaux, la coordination au Sahel et les relations avec l’entité sioniste. Des dynamiques qui dépassent le cadre d’une action bilatérale directe et touchent différents espaces liés aux intérêts et aux positions de l’Algérie, mettant en évidence la diversité des instruments mobilisés par Abou Dhabi et le régime du Makhzen dans l’environnement régional de l’Algérie.
**Médias marocains : quand l’argent émirati s’attaque à l’image de l’Algérie **
Les Emirats arabes unis ne se limitent plus à investir leurs fonds dans des institutions ou entreprises marocaines, mais vont plus loin en prenant leur contrôle et en dirigeant leurs orientations, comme c’est le cas après la pénétration du capital émirati au sein des institutions médiatiques marocaines et son emprise sur les rouages du quatrième pouvoir, faisant de ce dernier un outil orienté pour ternir l’image de pays, dont l’Algérie. Les Emirats ont eu recours au «recrutement» des médias marocains pour imposer leur influence en Afrique et semer le chaos dans les pays arabes, allant ainsi bien au-delà de l’affirmation de leur présence par de simples investissements commerciaux. Ils injectent leurs capitaux pour contrôler le paysage médiatique au Maroc, l’utilisant comme un moyen pour étendre leur influence – avec la complicité de leur allié, l’entité sioniste – en Afrique et dans les pays du Sahel, et l’orientant afin de façonner un discours médiatique hostile à l’Algérie sur des dossiers régionaux sensibles. Les Emirats détiennent 53 % des actions du Groupe Maroc Telecom, la plus grande entreprise de télécommunications du pays. Cela leur a permis d’influencer l’infrastructure numérique et médiatique, en injectant 4,4 milliards de dirhams (403 millions d’euros) pour la période 2025-2028, en vue de développer les réseaux de fibre optique et de la 5G. Abou Dhabi a désormais un accès indirect au contenu médiatique numérique diffusé via les réseaux sociaux, plusieurs rapports médiatiques ayant indiqué que les Emirats avaient alloué 15 millions d’euros au Maroc en 2023, juste pour financer des campagnes médiatiques ou publicitaires. Ces fonds ont été utilisés dans plusieurs affaires, notamment pour faire la propagande de récits politiques visant à ternir l’image de l’Algérie au niveau régional. Il n’y a rien d’étonnant à ce que les Emirats soient derrière l’intox diffusée par des chaînes de télévision marocaines contre l’Algérie, dont celle qui a ouvert son capital en 2014 à deux entreprises émiraties opérant dans le secteur de l’information et de l’investissement. La restructuration du capital de cette même chaîne avec la contribution des deux entreprises émiraties a été à l’origine de l’augmentation importante, voire considérable, de son capital, tel que documenté dans la base de données de «Media Ownership Monitor Morocco», la partie émiratie détenant la plus grande part du capital. Ainsi, Abou Dhabi est désormais la partie qui contrôle la ligne éditoriale de la chaîne engagée à redorer l’image de cette dernière, en se livrant à une bataille de récits régionaux visant à ternir l’image d’autres pays, à leur tête l’Algérie, et à entraver l’accès des peuples opprimés à leur indépendance, à l’instar des peuples sahraoui et palestinien. Il en va de même pour les sites marocains à vocation propagandiste, qui en sont arrivés à un tel degré de faillite professionnelle et d’éloignement de l’éthique professionnelle qu’ils ne sauraient être dissociés de l’argent émirati «sale», utilisé pour déstabiliser les Etats et compromettre leur paix et stabilité. Ces sites se sont ainsi transformés en porte-voix «vociférants» au service des Emirats et dirigés contre l’Algérie, à travers la diffusion de fausses informations, d’accusations fabriquées de toutes pièces et de rapports erronés, tout en s’employant à redorer l’image d’Abou Dhabi. Les Emirats ne se sont pas contentés d’investir directement dans les médias traditionnels et numériques, mais ont également investi «l’espace bleu marocain» via les différentes plateformes de réseaux sociaux, en tant qu’instrument émirati indirect utilisé dans la guerre médiatique mondiale visant à diffuser des récits destinés à ternir l’image de l’Algérie. Pis encore, Abou Dhabi est allé jusqu’à financer des pages et des influenceurs marocains pour diffuser des contenus critiquant l’Algérie, utilisant ainsi des comptes fictifs ou des réseaux d’interaction avec le contenu marocain pour les orienter contre l’Algérie, notamment en période de crises diplomatiques, tout en faisant la promotion des alliances Emirats-Maroc-entité sioniste et en les présentant comme une option stratégique.
Une nouvelle mesure visant les voyageurs algériens
Le Maroc a décidé d’interdire l’accès à son territoire aux ressortissants algériens qui ne sont pas munis d’une carte de résidence au royaume, rapporte le journal El Hayet. Selon la même source, les autorités marocaines ont adressé une note aux opérateurs aériens pour ne pas embarquer les voyageurs algériens non munis d’une carte de résidence au Maroc.
La mesure est entrée en vigueur le mercredi 16 septembre. Cette note émane de la Police des airs et des frontières du royaume, ce qui laisse déduire que la décision a été prise par les autorités.
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- 1,483 words · 7 min read
- Published
- September 18, 2026
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- Le jour d'Algérie