
FONDS SPÉCIAUX, FONDS JAMM, CLIMAT POLITIQUE Kiiraay monte au créneau Le parti Kiiraay a choisi de prendre la parole alors que plusieurs sujets alimentent le débat national. Face aux journalistes, le porte-parole du jour, Mamadou Ounith Touré, a décliné la position du néo-parti politique sur trois dossiers : les fonds spéciaux du Président de la République, la gestion du Fonds JAMM en Casamance et le climat politique. Pas de Mimi Touré, d'Abdourahmane Diouf ou encore Serigne Gueye Diop, pas de s
FONDS SPÉCIAUX, FONDS JAMM, CLIMAT POLITIQUE
Kiiraay monte au créneau
Le parti Kiiraay a choisi de prendre la parole alors que plusieurs sujets alimentent le débat national. Face aux journalistes, le porte-parole du jour, Mamadou Ounith Touré, a décliné la position du néo-parti politique sur trois dossiers : les fonds spéciaux du Président de la République, la gestion du Fonds JAMM en Casamance et le climat politique.
Pas de Mimi Touré, d'Abdourahmane Diouf ou encore Serigne Gueye Diop, pas de souci. Comme quoi, la formation Kiiraay a voulu ménager ses « ténors » afin de permettre à l'arrière-garde, l'équipe B, de faire ses preuves. Ainsi, le parti présidentiel a haussé le ton sur plusieurs dossiers d'actualité. Soutien assumé au Président de la République après la décision du Conseil constitutionnel, demande de transparence sur la gestion du Fonds JAMM en Casamance et appel à mettre fin aux « polémiques » : Mamadou Ounith Touré et ses camarades veulent imposer leur lecture du moment politique.
Le ton est donné dès l'entame de la déclaration. « Le Sénégal traverse une période où la clarté et la responsabilité doivent primer », affirme M. Touré.
Fonds spéciaux : Kiiraay assume son soutien au Président
Premier point de la déclaration : la décision du Conseil constitutionnel concernant le projet de loi adopté par l'Assemblée nationale sur les fonds spéciaux du Président de la République.
Sur ce dossier, l'un des plus en vue actuellement, les Patriotes républicains affichent une position sans ambiguïté et disent adhérer pleinement à la décision de la juridiction constitutionnelle. « Nous tenons à marquer notre totale adhésion à la décision du Conseil constitutionnel qui rejette cette proposition », déclare Mamadou Ounith Touré.
Pour la coalition, cette décision rappelle surtout la nécessité de respecter les prérogatives constitutionnelles du chef de l'État. « Les prérogatives du Président de la République, chef de l'État et garant des institutions, doivent être respectées », insiste ce membre fondateur de Kiiraay. La formation politique du président estime également que le contexte actuel, marqué par des défis multiples, exige que le chef de l'État dispose de moyens d'action et d'une capacité de réaction suffisante. « En ces temps d'insécurité et de défis multiples, le Président a besoin de moyens d'action et de réactivité », soutient-il.
Et d'ajouter : « Le Sénégal a besoin d'un exécutif fort, capable de protéger les citoyens et de conduire l'action de l'État. Attaquer les instruments de souveraineté du Président, c'est affaiblir le Sénégal », martèle le membre-fondateur.
Fonds JAMM : Kiiraay réclame « toute la lumière »
Le deuxième volet de la conférence de presse porte sur la Casamance et plus particulièrement sur la gestion du Fonds JAMM. Pour Kiiraay, ce dossier ne peut être dissocié des souffrances vécues pendant des années par les populations de cette partie du pays. « La Casamance a trop souffert. Le Fonds JAMM a été créé dans un esprit de paix, de réparation et d'espoir pour nos populations », rappelle Mamadou Ounith Touré. Sur cette même lancée, les Patriotes républicains se sont montrés particulièrement critiques concernant l'utilisation qui aurait été faite de ces ressources sous la responsabilité de l'ancien Premier ministre. « Nous condamnons avec la plus grande fermeté l'utilisation qui a été faite de ces fonds par l'ancien Premier ministre », déclare-t-il.
Pour Kiiraay, les ressources du Fonds JAMM avaient une destination précise et devaient répondre aux besoins des populations concernées. « Les ressources destinées aux sinistrés, aux déplacés, aux infrastructures et aux jeunes de Casamance n'avaient pas vocation à servir d'autres intérêts », affirme Mamadou Ounith Touré.
Face aux interrogations soulevées, Kiiraay réclame que la gestion du Fonds JAMM soit examinée en toute transparence. « Nous demandons donc toute la lumière sur la gestion de ce fonds. La justice et la transparence doivent être faites », réclame le membre-fondateur.
« Moins de polémiques, plus d'actions »
Le troisième sujet abordé par le parti concerne le climat politique national. Sur ce terrain, Kiiraay appelle les différents acteurs à revoir leurs priorités. L'ancienne coalition dit mesurer l'ampleur des attentes des Sénégalais, notamment en matière d'emploi, de santé, d'éducation, de pouvoir d'achat et de souveraineté. « Le Sénégal est en marche. Les attentes des Sénégalais sont immenses : emploi, santé, éducation, pouvoir d'achat, souveraineté », souligne M. Touré.
Pour lui, ces urgences doivent désormais prendre le dessus sur les querelles politiques. « Il est temps que nous travaillions plus que nous ne parlions de politique », plaide-t-il.
Kiiraay appelle ainsi la classe politique, la société civile et l'ensemble des acteurs à se concentrer sur les préoccupations quotidiennes des citoyens. « Nous appelons la classe politique, la société civile et tous les acteurs à se mettre au service des priorités des Sénégalais », lance ce membre-fondateur. Pour autant, le parti présidentiel ne rejette pas le débat politique. Elle souhaite simplement que la confrontation des idées serve à faire avancer le pays.
Une ligne politique clairement assumée
In fine, Kiiraay résume sa position autour de trois exigences : le respect des institutions et du Président de la République, la justice et la transparence pour la Casamance, et le travail au service des résultats. « Respect des institutions et du Président de la République, justice et transparence pour la Casamance, travail et résultats pour les Sénégalais », résume Ounith Touré.
Avant de conclure par une formule qui se veut rassembleuse : « Voilà la boussole qui doit guider notre action commune. »
MAMADOU DIOP
Section:
politique