Le MDN dénonce le refus français de coopérer sur les déchets nucléaires : L’Algérie poursuit le combat contre l’héritage radioactif du colonialisme
Soixante-dix ans après l’essai nucléaire Béryl, les séquelles des explosions atomiques françaises dans le Sahara algérien continuent de peser sur l’environnement et les populations du Sud. Déchets radioactifs, zones contaminées et absence de cartographie précise des sites d’enfouissement : cet héritage de la période coloniale demeure un lourd défi pour l’Algérie. Face à cette situation, […]
Soixante-dix ans après l’essai nucléaire Béryl, les séquelles des explosions atomiques françaises dans le Sahara algérien continuent de peser sur l’environnement et les populations du Sud. Déchets radioactifs, zones contaminées et absence de cartographie précise des sites d’enfouissement : cet héritage de la période coloniale demeure un lourd défi pour l’Algérie. Face à cette situation, une deuxième opération d’assainissement du site E2 Béryl, à In Ekker, dans la wilaya de Tamanrasset, a été lancée hier, avec des moyens humains et matériels nationaux.
Cette opération, qui coïncide avec la commémoration du 72e anniversaire du déclenchement de la glorieuse Révolution du 1er Novembre 1954, s’inscrit dans le cadre des efforts de l’État algérien visant à réhabiliter les anciens sites des essais nucléaires français dans le Sud du pays. Dans un communiqué, le ministère de la Défense nationale (MDN) a annoncé le lancement de cette deuxième intervention sur le site E2 Béryl, relevant de la 6e Région militaire. L’opération est menée sous la supervision du MDN, en coordination avec l’Agence nationale de réhabilitation des anciens sites d’essais et d’explosions nucléaires français dans le Sud algérien. Les travaux mobilisent des compétences nationales ainsi que des moyens matériels et humains importants. Ils visent à assurer l’assainissement des déchets nucléaires présents sur le site, conformément aux normes nationales et internationales en vigueur. Dans son communiqué, le MDN a déploré le refus de la partie française d’assumer ses responsabilités pénales et de fournir les documents et les cartographies relatifs aux sites d’enfouissement des déchets nucléaires. Cette absence de coopération constitue, selon la même source, un obstacle persistant au traitement des séquelles des essais nucléaires et au développement des régions concernées, notamment In Ekker, dans la wilaya de Tamanrasset, et Reggane, dans la wilaya d’Adrar. Face à cette situation, les compétences nationales sont déterminées à poursuivre les opérations d’assainissement des déchets nucléaires hérités de la période coloniale, avec l’ambition de permettre la réhabilitation progressive de ces territoires du Grand Sud. Le MDN souligne que cette opération complexe représente un véritable défi pour les compétences nationales, compte tenu de la nature des déchets et des exigences techniques et sécuritaires liées à leur traitement. Le processus repose notamment sur trois étapes essentielles : l’identification des zones radioactives, la collecte des déchets nucléaires et leur conditionnement dans des conteneurs en béton spécialement destinés à leur stockage. Le ministère insiste sur le respect strict des conditions de sécurité, des protocoles spécialisés et des normes internationales tout au long de l’intervention. A travers cette deuxième opération sur le site E2 Béryl, l’Algérie entend ainsi renforcer ses capacités nationales dans la gestion des conséquences environnementales des anciens essais nucléaires et poursuivre la réhabilitation des territoires du Sahara, dont les populations et l’environnement portent encore les traces de cette période.
Meriem B.
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- 457 words · 2 min read
- Published
- November 1, 2026
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- Source
- Le jour d'Algérie