La JSK et le MCA assurent l’essentiel
Ces deux affiches ont laissé entrevoir ce que les supporters sont en droit d’attendre de leurs équipes : de la maîtrise technique, de l’engagement, du rythme et du spectacle. Mais elles ont également remis sur la table une question récurrente, celle de l’arbitrage, dont certaines décisions continuent de nourrir incompréhensions et frustrations. « On siffle des fautes qui ne nécessitent pas de l’être et on ferme l’œil sur celles qui le méritent », s’indigne un ancien joueur de la JSK. Une réflexion qui traduit le sentiment d’une partie des acteurs du football national, pour qui la qualité de l’arbitrage reste un élément essentiel de la protection du jeu et de la sérénité des rencontres. Au-delà des résultats, ces rendez-vous invitent aussi à revenir sur les fondamentaux du développement des clubs : les infrastructures, la formation, le travail des académies et l’investissement dans la performance de haut niveau. Autant de chantiers qui doivent avancer de pair avec une meilleure prise en charge des supporters, lesquels méritent des conditions d’accueil à la hauteur de leur fidélité.
**JSK – ASO (1-0) : Mahious délivre les Canaris
**La JS Kabylie savait qu’elle n’avait pas droit à un nouveau faux pas. Accueillant l’ASO Chlef, vendredi au stade Hocine-Aït-Ahmed, devant des supporters venus en nombre, les Canaris étaient attendus au tournant après leur défaite face au nouveau promu, le CR Témouchent (0-1), lors de la précédente journée. La réaction est venue dès la 12e minute. Le capitaine Aymen Mahious a transformé un penalty pour offrir l’avantage aux Jaune et Vert. Un but précieux pour un attaquant qui, ces dernières semaines, a fait l’objet de critiques en raison de ses occasions manquées et de son manque de réussite devant les cages.
**La JSK aurait pu fait mal aux Chélifiens
**Mais si Mahious a trouvé le chemin des filets, la JSK n’a pas réussi à se mettre définitivement à l’abri. Les hommes de Karim Belhocine ont pourtant montré de belles séquences de maîtrise technique, faisant circuler le ballon et obligeant leurs adversaires à courir. Une domination par moments intéressante, mais insuffisante pour tuer le match. Les occasions n’ont pourtant pas manqué. Les Kabyles auraient pu se donner une marge plus confortable, mais leur manque de lucidité dans le dernier geste a maintenu l’ASO dans la partie. Les Chélifiens, loin de subir passivement, ont eux aussi trouvé des espaces et se sont procuré des opportunités pour revenir au score. La menace d’une égalisation a ainsi plané jusqu’au coup de sifflet final.
**Les Chélifiens n’ont plus droit à l’erreur
**Cette victoire permet à la JSK de se relancer et de porter son capital à six points, avec une cinquième place provisoire. Un résultat qui soulage, mais qui ne gomme pas les insuffisances observées. Pour une équipe aux ambitions élevées, la maîtrise doit se traduire par davantage d’efficacité, et les occasions par des buts. En face, la situation devient préoccupante pour l’ASO Chlef. Avec un seul point au compteur et une dernière place au classement, les Chélifiens doivent rapidement trouver les ressorts nécessaires pour sortir de cette mauvaise passe. La JSK a pris les trois points. Elle devra désormais apprendre à transformer sa maîtrise en efficacité pour éviter que ses fins de match ne deviennent un exercice de survie.
**MCA – CRT (1-0) : une victoire au forceps
**Tout était réuni pour voir le champion d’Algérie plier l’affaire dès la première période. Porté par des tribunes qui n’ont cessé de pousser, le Mouloudia d’Alger avait les cartes en main pour prendre rapidement les commandes. Mais entre les intentions et la réalité du terrain, il y avait un adversaire bien décidé à jouer les trouble-fête.
Le CR Témouchent, nouveau promu, n’était pas venu à Alger pour faire de la figuration. Compact, discipliné et accrocheur, il a longtemps tenu tête au Doyen, lui fermant les espaces et compliquant sérieusement ses tentatives d’approche. Le MCA avait la possession, mais peinait à trouver la bonne combinaison pour faire sauter le verrou adverse.
**Le jeu du champion manquait de fluidité
**Les occasions se sont pourtant multipliées devant la cage de Timochenko. Mais face à un gardien solide et une arrière-garde bien en place, les attaquants mouloudéens ont longtemps manqué de précision dans le dernier geste. Le ballon circulait, les offensives se succédaient, mais le tableau d’affichage restait désespérément figé. Le jeu du champion manquait de fluidité, de tranchant et surtout de cette efficacité qui fait la différence dans les moments décisifs. Il a finalement fallu attendre la 76e minute pour voir le Doyen trouver la faille. Entré en cours de jeu, Ben Ahmed Kohili a délivré les siens en concrétisant une lumineuse passe de Ghezala. Un but libérateur, tant la rencontre commençait à prendre des allures de piège pour les Algérois.
**Témouchent fini par céder
**Mais il n’aura pas démérité. Longtemps solide dans son organisation, le nouveau promu a opposé une résistance sérieuse à un champion qui a dû s’employer jusqu’au bout pour arracher les trois points. L’essentiel est assuré, le contenu reste perfectible. En remportant ce deuxième match consécutif. Au-delà du résultat, cette rencontre rappelle que le statut de champion ne suffit pas : encore faut-il savoir imposer son rythme, accélérer au bon moment et transformer sa domination en occasions concrètes. Pour le CR Témouchent, cette défaite laisse des regrets, après une victoire et un match nul.
H. Hichem
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- 884 words · 4 min read
- Published
- October 10, 2026
- Byline
- Rédaction LNR