
ÉDUCATION INCLUSIVE “Faire l’École Plus” mise sur les médias pour briser les préjugés À Thiès, un atelier de trois jours, consacré à l'éducation inclusive, a réuni des acteurs de l'éducation, des enseignants et des professionnels de la communication venus des neuf régions d'intervention du projet « Faire l'École Plus ». Financé par la coopération italienne, ce programme entend renforcer l'accès de tous les enfants à une éducation de qualité, notamment ceux en situation de handicap. La promotion
ÉDUCATION INCLUSIVE
“Faire l’École Plus” mise sur les médias pour briser les préjugés
À Thiès, un atelier de trois jours, consacré à l'éducation inclusive, a réuni des acteurs de l'éducation, des enseignants et des professionnels de la communication venus des neuf régions d'intervention du projet « Faire l'École Plus ». Financé par la coopération italienne, ce programme entend renforcer l'accès de tous les enfants à une éducation de qualité, notamment ceux en situation de handicap.
La promotion de l'éducation inclusive passe aussi par une meilleure implication des médias. C'est l'une des principales conclusions de l'atelier de trois jours organisé à Thiès dans le cadre du projet « Faire l'École Plus ». La rencontre a regroupé des acteurs de l'éducation et de la communication issus des neuf régions couvertes par le programme, avec l'ambition de renforcer leur capacité à porter le plaidoyer en faveur d'une école accessible à tous.
Selon Mouhamadou Lamine Barro, coordonnateur du projet « Faire l'École Plus », celui-ci s'inscrit dans le cadre d'une coopération bilatérale entre l'État du Sénégal et le gouvernement de la République d'Italie. D'un montant de 10 millions d'euros, soit environ 6,5 milliards de francs CFA, le programme repose sur deux principaux volets : le « soft » et le « hard ».
Le premier concerne notamment le renforcement des capacités, la formation, la communication et la mobilisation communautaire. Il vise à amener l'ensemble des acteurs à s'engager davantage dans la promotion de l'éducation inclusive. Le second volet porte sur les infrastructures. Trente-six écoles doivent ainsi être réhabilitées et adaptées aux besoins des élèves, avec notamment la réalisation de rampes d'accès et de toilettes adaptées.
L'une des innovations majeures du projet sera la construction d'une école inclusive type. Celle-ci devra accueillir aussi bien les enfants en situation de handicap que ceux qui ne le sont pas. Une manière, selon le coordonnateur, de matérialiser le principe selon lequel « tous les enfants ont droit à une éducation de qualité ».
Au-delà des infrastructures, le projet entend accompagner les ambitions nationales en matière d'éducation. Il s'inscrit dans les engagements internationaux, notamment l'Objectif de développement durable 4 (ODD 4), ainsi que dans les orientations nationales, en particulier l'Agenda national de transformation Sénégal 2050.
Dans ce contexte de refondation du système éducatif, le projet veut contribuer à bâtir une école davantage en phase avec les réalités socioculturelles du pays. « L'éducation inclusive devient véritablement un impératif pour nos politiques publiques », estime Mouhamadou Lamine Barro.
Les médias appelés à déconstruire les préjugés
La présence des journalistes et communicants à l'atelier n'est pas fortuite. Pour les responsables du projet, la communication constitue un levier essentiel pour accompagner le changement des comportements. Il s'agit notamment de combattre les croyances et préjugés qui conduisent encore certains parents à penser que les enfants en situation de handicap n'ont pas leur place à l'école.
Le coordonnateur du FEP a cité le parcours de Pape Natango Mbaye, un jeune ayant réussi au baccalauréat avec la mention « bien », et qui excelle actuellement à la faculté de mathématiques, physique et informatique. Son parcours doit, selon lui, servir d'exemple pour montrer les capacités des enfants en situation de handicap lorsqu'ils bénéficient d'un accompagnement adéquat.
Présent dans neuf régions (Thiès, Louga, Diourbel, Saint-Louis, Matam, Tambacounda, Kédougou, Ziguinchor et Fatick), le projet intervient dans deux inspections de l'éducation et de la formation par région. Dans chacune d'elles, deux établissements, une école élémentaire et un collège, ont été ciblés selon des critères définis. À travers ce dispositif, « Faire l'École Plus » veut faire de l'inclusion une réalité concrète, en ne laissant « personne en rade » sur le chemin de l'éducation.
Il faut signaler qu'à l'issue de l'atelier, un Réseau des Journalistes et Communicants en Inclusion (RJCI) dirigé par Ansoumana Sadio de RTS/Sédhiou a été porté sur les fonts baptismaux.
IBRAHIMA BOCAR SÈNE
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