
La situation demeure incertaine à Niamey, au Niger, en cette fin de journée de samedi, plusieurs heures après le déclenchement d’un mouvement de soldats au sein de la base 101. Les autorités affirment avoir progressivement repris le contrôle des différents sites concernés. Plusieurs soldats présentés comme impliqués dans le mouvement auraient par ailleurs été neutralisés ou interpellés, selon des informations recueillies au cours de la journée et des images diffusées après les opérations. Des militaires qui s’étaient retranchés dans la base 101 auraient ainsi été neutralisés, tandis que d’autres auraient été arrêtés. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des hommes en uniforme présentés comme des soldats mutins après leur interpellation. L’une de ces séquences, traduite par i-Sahel, montre notamment un militaire s’exprimant en haoussa après son arrestation. Il y affirme que son « copain » l’aurait trahi en communiquant leur matricule. Cette vidéo apporte un éclairage sur la manière dont certains militaires auraient pu être identifiés, sans toutefois permettre de déterminer avec certitude l’identité des personnes concernées ni les circonstances précises de leur arrestation. Ces éléments interviennent alors que plusieurs informations non confirmées officiellement ont circulé tout au long de la journée. Parmi les rumeurs rapportées figure l’arrivée présumée de renforts destinés à soutenir les soldats impliqués dans le mouvement. Cette information n’a, à ce stade, été corroborée par aucune source officielle. Il en va de même d’une autre affirmation selon laquelle le chef de la gendarmerie nationale se serait rangé du côté des mutins. Aucun élément provenant d’une source suffisamment fiable ne permet actuellement d’établir la véracité de cette information.
Dans un communiqué du ministère de la Défense nationale, lu à la télévision publique et signé par le général d’armée Salifou Mody, les autorités situent le début des événements vers 00h20, dans la nuit de vendredi à samedi. Selon cette version, un groupe de soldats « en rupture avec le règlement militaire » aurait séquestré certains de leurs camarades dans la caserne de la base 101, avant d’étendre son action à plusieurs sites sensibles de Niamey, notamment aux abords du palais présidentiel. Le ministère assure que « la prompte réaction des forces de défense et de sécurité a permis de circonscrire ce mouvement d’humeur et de reprendre progressivement le contrôle de ces sites ». Le communiqué ne précise toutefois ni les motivations des militaires impliqués, ni leur nombre, ni l’existence éventuelle de victimes dans les rangs des forces engagées. Sur le plan civil, l’aéroport international Diori Hamani est resté opérationnel. Dans une lettre circulaire signée samedi par le Colonel-major Hamadou Ousseini Ibrahim, l’Agence nationale de l’aviation civile demande aux compagnies aériennes et aux différentes structures partenaires de maintenir la continuité des services tout en renforçant les mesures de sûreté.
Le nom du capitaine Abdoulaye Ben Idé a également émergé dans les informations diffusées depuis le début du mouvement. Officier de l'Armée de terre promu au grade de capitaine en 2021, il est présenté dans certaines publications non vérifiées comme un possible meneur du mouvement. Cette implication ne peut toutefois pas être établie à ce stade. Aucune source primaire identifiée — communiqué des autorités, déclaration officielle ou témoignage direct vérifiable — ne rattache formellement le capitaine Abdoulaye Ben Idé aux événements survenus le 29 août. Les images et vidéos diffusées depuis le début de la crise montrent plusieurs militaires portant les uniformes réglementaires des Forces armées nigériennes. Elles ne permettent cependant pas, à elles seules, d’identifier avec certitude l’ensemble des personnes filmées. Les éléments vérifiables concernant Abdoulaye Ben Idé restent donc, à ce stade, limités à son parcours militaire et à son lien de fraternité d’armes avec le capitaine Aziz Tchanga, tué au combat en mai 2023 face au JNIM, près de Falmey. Cet épisode rappelle le contexte de lourdes pertes auquel sont confrontées certaines unités nigériennes, mais ne permet en aucune manière d’établir un lien entre le capitaine Ben Idé et le mouvement de soldats en cours à
Niamey
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