Lula réélu à la tête du Brésil, immersion chez ses militants en liesse après la victoire
"Allez Lula !", lance la faute en liesse. Anna, elle, pleure de joie, au milieu de milliers de Brésiliens descendus dimanche soir sur l'emblématique avenue Paulista, à Sao Paulo, pour célébrer la réélection historique du dirigeant de gauche. Une immense marée humaine a envahi les rues de la mégalopole après la victoire de Luiz Inacio Lula da Silva. A presque 81 ans, il devient le premier à décrocher un quatrième mandat présidentiel dans l'histoire du Brésil, en battant au deuxième tour le conser

"Allez Lula !", lance la faute en liesse. Anna, elle, pleure de joie, au milieu de milliers de Brésiliens descendus dimanche soir sur l'emblématique avenue Paulista, à Sao Paulo, pour célébrer la réélection historique du dirigeant de gauche. Une immense marée humaine a envahi les rues de la mégalopole après la victoire de Luiz Inacio Lula da Silva. A presque 81 ans, il devient le premier à décrocher un quatrième mandat présidentiel dans l'histoire du Brésil, en battant au deuxième tour le conservateur Flavio Bolsonaro, qui n'a pas reconnu sa défaite. "Je dois cette victoire à la jeunesse rebelle qui s'est levée pour défendre la démocratie", lance Lula face à une marée rouge, couleur de son Parti des travailleurs (PT). "Je voulais juste vous dire que je vous aime", dit-il dans un mégaphone, traits tirés et voix éraillée, mais sourire radieux. Il a à ses côtés André Janones, un député qui a fondé "l'Armée de Lula", une chaîne de diffusion sur WhatsApp qui a réuni plus de 10,8 millions de membres pendant la campagne. Cette chaîne a joué un rôle décisif dans la mobilisation de la gauche dans la rue et sur les réseaux sociaux, où le camp conservateur avait une longueur d'avance.
- "Pas d'amnistie!" -
"Je suis tellement heureuse !" confie à l'AFP Anna Zanatta, 43 ans, avant de fondre en larmes sous le coup de l'émotion. "La victoire de Lula représente beaucoup de choses pour nous : la liberté, notre démocratie, notre histoire", ajoute-t-elle en brandissant un drapeau portant l'inscription "Action antifasciste". Pour elle, une victoire de Flavio Bolsonaro aurait constitué une « menace » pour la démocratie. "Je suis née sous la dictature et j'ai promis à ma petite-fille que les Brésiliens ne revivraient pas cela", dit-elle en référence au régime militaire qui a gouverné le pays de 1964 à 1985. Alfonso dos Reis, gardien d'immeuble de 64 ans, brandit une pancarte proclamant : "Lula à nouveau, avec la force du peuple", accompagné d'une photographie du président. "Nous allons construire un pays bien meilleur", jure-t-il. Les feux d'artifice éclatent et les klaxons rétentions tandis que la faute défile avec des drapeaux du Brésil et du PT. Mateus Freitas, comédien de 33 ans, agite un fumigène rouge tout en scandant à pleins poumons : "Pas d'amnistie ! Pas d'amnistie !" Le slogan exprime le rejet de toute mesure de clémence envers le patriarche du clan Bolsonaro, Jair, président de 2019 à 2022. Nostalgique assumé du régime militaire, l'ex-capitaine de l'armée purge une peine de 27 ans de prison, en résidence surveillée, pour tentative de coup d'État après sa réélection manquée en 2022 face à Lula. Son fils Flavio avait promis de le gracier s'il accédait au pouvoir.
- Gestion de l'âme -
"Nous avons fait barrage à un gouvernement qui aurait été fasciste, dirigé par des miliciens, des criminels, des racistes, des homophobes", affirme Mateus Freitas. "C'est la victoire des minorités, du peuple, des travailleurs brésiliens", jubile-t-il. "Le gouvernement de Lula est inclusif, il permet aux jeunes pauvres d'aller à l'université, il leur offre une vie digne, de quoi manger, une éducation et des soins de santé." Flavio Bolsonaro était arrivé en tête de la première tournée le 4 octobre, et abordait le deuxième avec une légère avance dans les sondages. Felipe Rodrigues, architecte de 53 ans, était "inquiet" à l'idée qu'il remporte l'examen. "Je suis très heureux de voir que, malgré le risque d'avoir un gouvernement d'extrême droite, comme cela semble être une tendance dans le monde, nous avons ici au Brésil un président qui poursuit ses efforts pour améliorer la vie des pauvres." Source : AFP
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About this article
- Length
- 601 words · 3 min read
- Published
- October 26, 2026
- Byline
- Thierno Gueye
- Source
- Senenews