
Le débat autour du plan de restructuration avec le Fonds monétaire international (FMI) se poursuit. Dans une prise de position, Alioune Tine appelle le gouvernement sénégalais à prendre des mesures pour que les éventuels sacrifices liés à cette restructuration ne pèsent pas davantage sur les populations les plus vulnérables et les classes moyennes. Pour le […]
Le débat autour du plan de restructuration avec le Fonds monétaire international (FMI) se poursuit. Dans une prise de position, Alioune Tine appelle le gouvernement sénégalais à prendre des mesures pour que les éventuels sacrifices liés à cette restructuration ne pèsent pas davantage sur les populations les plus vulnérables et les classes moyennes.
Pour le président-fondateur d’Afrikajom Center, le plan, « tant redouté par une partie de l’opinion », doit, pour « rassurer et susciter l’adhésion du plus grand nombre », éviter « de rendre misérables les plus pauvres et plus pauvres les classes moyennes ».
Alioune Tine estime que le gouvernement doit également agir sur les dépenses de l’État. « Le Gouvernement du Sénégal doit donc envisager de réduire de façon significative le train de vie de l’État », écrit-il.
Il dénonce ainsi une répartition qui ferait peser les sacrifices sur les mêmes catégories de citoyens. « Faire un effort réel pour que les mêmes citoyens ne soient pas toujours les seuls à supporter le poids des sacrifices », plaide-t-il.
Alioune Tine insiste par ailleurs sur la nécessité de renforcer la transparence dans la gestion publique. Il appelle à « revenir sur les fondamentaux de la bonne gouvernance, sinon du bon gouvernement », notamment en partageant avec les citoyens « les différents points de l’accord ».
Dans cette perspective, il rappelle l’engagement affiché par le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye au début de son mandat. « Le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye avait fait de la transparence dans la gestion des affaires publiques une obsession, dans ses tout premiers discours », souligne-t-il, avant d’appeler le chef de l’État à « garder cette ligne ».
Malgré les inquiétudes qu’elle suscite, Alioune Tine estime qu’il ne faut pas craindre la restructuration. « N’ayons pas peur de la restructuration, elle est incontournable dans le contexte où nous sommes », affirme-t-il.
Il préconise toutefois une gestion collective et transparente du processus, fondée sur une répartition équitable des efforts. « Il faut la gérer collectivement en toute transparence dans un partage égal des sacrifices et des opportunités », conclut-il.
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