
Alors que la réception de Sokhna Aïda Diallo par Serigne Sidy Abdoul Ahad Mbacké continue de diviser jusqu'au sein même de la famille de l'hôte — son propre fils, Serigne Modou Mbacké, ayant publiquement condamné l'événement depuis la Mecque —, l'ancien chroniqueur de « Jakaarloo Bi » sur la TFM, Birima Ndiaye, propose une grille de lecture différente de la controverse. « J'ai une autre lecture de la situation. Je reste persuadé que Serigne Sidy Mbacké n'a pas invité Sokhna Aïda Diallo à Touba pour défier Serigne Mountakha Mbacké », a-t-il d'emblée tenu à préciser, écartant ainsi toute idée de rupture d'autorité vis-à-vis du khalife général des Mourides. Pour étayer son propos, Birima Ndiaye rappelle la place particulière qu'occupe Serigne Sidy Abdoul Ahad Mbacké au sein de la hiérarchie confrérique : « Il faut savoir qu'il est le khalife de Serigne Saliou, celui de Serigne Sonhibou et de Serigne Abdoul Ahad Mbacké. » Un statut qui, selon lui, éclaire différemment sa décision, dans la mesure où
Sokhna Aïda Diallo
demeure, rappelle-t-il, « la veuve du jëwriñ de Serigne Saliou Mbacké » — une filiation spirituelle qui la rattache directement à la lignée dont Serigne Sidy Mbacké est aujourd'hui le dépositaire. Plutôt qu'un passage en force face au khalife général, Birima Ndiaye y voit une démarche de médiation : « Si elle s'est égarée,, Serigne Sidy Mbacké pourrait la ramener jusqu'à ce qu'elle demande pardon à Serigne Mountakha Mbacké. C'est ma conviction », a-t-il affirmé.