Côte d’Ivoire – AIP / La FENASOCI plaide pour la création d’un corps d’interprètes en langue des signes
Abidjan, 24 sept 2026 (AIP) – La Fédération nationale des sourds de Côte d’Ivoire (FENASOCI) a plaidé pour la création d’un corps d’interprètes qualifiés et certifiés en langue des signes, afin de renforcer l’accessibilité des services publics aux personnes sourdes. Cette proposition a été formulée mercredi 23 septembre 2026 par le chef de projet du [...]
Abidjan, 24 sept 2026 (AIP**)** – La Fédération nationale des sourds de Côte d’Ivoire (FENASOCI) a plaidé pour la création d’un corps d’interprètes qualifiés et certifiés en langue des signes, afin de renforcer l’accessibilité des services publics aux personnes sourdes.
Cette proposition a été formulée mercredi 23 septembre 2026 par le chef de projet du programme « Le droit à la langue des signes à toutes les étapes de la vie » (DDL) en Côte d’Ivoire, Ouattara Yegueleworo, membre de la FENASOCI, lors de la célébration de la Journée internationale de la langue des signes au Lycée français Blaise-Pascal d’Abidjan.
« Doter la Côte d’Ivoire d’un corps d’interprètes en langue des signes qualifiés et certifiés, et inscrire la langue des signes de Côte d’Ivoire dans les textes d’application de la législation en faveur des personnes handicapées », a-t-il déclaré.
Cette proposition fait partie de trois doléances formulées par la FENASOCI à l’occasion de cette journée consacrée à la sensibilisation des élèves du Lycée français Blaise-Pascal à la surdité et à la langue des signes.
La fédération demande également de rendre l’information publique accessible, notamment par l’interprétation en langue des signes des journaux télévisés et des communications gouvernementales d’intérêt national.
Elle plaide aussi pour la présence systématique d’interprètes dans les établissements scolaires accueillant des élèves sourds et dans les services d’urgence des hôpitaux publics, lorsque leur absence peut avoir des conséquences immédiates.
Lors de cette célébration, les élèves ont été initiés aux notions de base de la langue des signes.
« Apprenez cinq signes ce matin : bonjour, ça va, merci, au revoir et votre prénom », a recommandé M. Ouattara, estimant que ces cinq signes « suffisent pour qu’une personne sourde comprenne qu’elle n’est pas seule dans la pièce ».
Il a exhorté les élèves à ne pas crier pour communiquer avec une personne sourde, mais à rester face à elle. En cas d’incompréhension, il leur a conseillé d’écrire ou de dessiner ce qu’ils souhaitent exprimer.
Aux enseignants, il a recommandé d’écrire les consignes au tableau et d’éviter de parler en même temps qu’ils écrivent.
« Un enfant sourd dans la classe n’est pas un élève lent. C’est un élève qui reçoit une information incomplète », a-t-il ajouté.
Aux parents d’élèves, M. Ouattara a conseillé de faire contrôler régulièrement l’audition de leurs enfants et de ne pas négliger notamment une oreille qui coule.
La célébration de la Journée internationale de la langue des signes en Côte d’Ivoire se déroule en deux temps, avec une première étape mercredi 23 septembre 2026 et une célébration officielle prévue le 21 octobre 2026 à l’hôtel de ville de Daloa (Centre-Ouest).
(AIP)
apk/zaar
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- 439 words · 2 min read
- Published
- September 24, 2026
- Byline
- PHILOMENE KOUAME ADJOUA