
Après la mutinerie de samedi, Niamey reste sous haute surveillance. Des dizaines de militaires ont été arrêtés et aucun bilan humain officiel n’est connu.
Que s’est-il passé après la tentative de mutinerie qui a visé les principaux sites du pouvoir à Niamey ? Le régime nigérien a repris le contrôle de la capitale, tandis que des dizaines de militaires ont été arrêtés.
Les accès à Niamey sont filtrés. Des pick-up armés et des barbelés entourent le périmètre de la présidence, élargi jusqu’au carrefour de l’hôpital national. Les forces de l’ordre effectuent des contrôles à chaque entrée de la ville.
Les arrestations à Niamey se sont poursuivies durant la nuit. Au moins dix personnes ont été interpellées après les affrontements, selon des informations rapportées par RFI Afrique. Des images diffusées par la télévision nationale montrent plusieurs dizaines de militaires prisonniers, dont certains blessés. Des femmes figurent parmi les soldats arrêtés.
L’identité et les grades des militaires détenus n’ont pas été précisés. Le nombre d’éventuels morts liés aux combats reste également inconnu. La junte n’a pas encore communiqué depuis la fin des affrontements et aucun bilan officiel n’a été transmis.
Une partie des mutins s’était rendue samedi après des négociations. Les autres ont été délogés dans la soirée par la garde présidentielle du général Abdourahamane Tiani, avec l’appui de véhicules blindés et de forces russes d’Africa Corps. Ces dernières ont utilisé des drones pendant l’assaut.
La mutinerie s’était achevée samedi 29 août au soir après l’occupation de la base aérienne 101, située près de l’aéroport. Plusieurs dizaines de militaires venus de différentes unités, principalement des forces spéciales, avaient rejoint Niamey depuis notamment Tillabéri et Dosso.
Avant leur assaut, les soldats avaient tenté de contrôler le palais présidentiel et la télévision nationale. Le ministre nigérien de la Défense, Salifou Mody, avait alors parlé d’un « mouvement d’humeur d’un groupe de soldats en rupture avec le règlement militaire ».
La confédération de l’Alliance des États du Sahel, réunissant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, a décrit l’événement comme une « entreprise de déstabilisation » contenue par les forces loyalistes.
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