
242 km, 12 à 15 heures de route, et des populations qui espéraient ce jour depuis des années. Le lundi 10 août 2026, le ministre Emmanuel Nganou Djoumessi a lancé les travaux de reconstruction de la route Ngaoundéré-Garoua, à Gouna, dans l’arrondissement de Lagdo. Vingt-quatre mois de travaux sont annoncés pour venir à bout d’un tronçon devenu, ces dernières années, un vrai calvaire pour les usagers.
Le projet doit coûter 223 milliards de FCFA, financés par la Banque africaine de développement, l’Agence française de développement et l’État camerounais. Cinq entreprises chinoises se partagent les cinq lots du marché. Deux sociétés supplémentaires assurent la mission de contrôle, chargées de vérifier que les standards de qualité et les termes contractuels sont respectés.
Le maire adjoint de Lagdo a salué, en marge du lancement, un moment de soulagement pour les riverains qui subissaient depuis longtemps la dégradation avancée de cette portion de la Route nationale n°1. Pertinent, parce que cet axe fait partie du corridor Douala-Ndjamena, une voie de passage stratégique pour le Tchad enclavé, qui y transite chaque année plus de 340 milliards de FCFA de marchandises.
Le chiffre fait mal quand on pense au temps perdu par les transporteurs sur cette route depuis des années.
Le texte officiel insiste sur un point : chaque acteur doit jouer son rôle. Les entreprises chinoises doivent livrer un travail conforme aux normes internationales, vu le trafic dense de poids lourds sur cet axe. Les sociétés de contrôle doivent, elles, garantir que les standards soient respectés jusqu’au bout du chantier.
Mais la responsabilité ne s’arrête pas aux entreprises. Les autorités locales doivent accompagner l’exécution du projet, sensibiliser les populations et veiller à un bon usage de l’infrastructure une fois livrée. Les transporteurs, de leur côté, sont appelés à respecter les tonnages autorisés, faute de quoi la durée de vie de la route en pâtira directement.
Les communautés riveraines ont, elles aussi, un rôle à jouer. Elles doivent participer à la réalisation des travaux et protéger l’infrastructure contre le vandalisme. C’est une responsabilité partagée, et personne ne s’y est vraiment opposé lors du lancement.
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