Mairie du 2e arrondissement : une employée réclame près de 7 mois de salaires
Dame Nseng, mère de trois enfants, affirme avoir travaillé pendant près de sept mois au cabinet du maire du 2e arrondissement de Libreville, Richard Obiang Ava, sans percevoir de salaire régulier. Recrutée le 7 janvier 2026 pour le protocole et la communication, elle dit avoir été écartée en juillet sans préavis ni indemnité, alors qu’elle aurait saisi l’Inspection du Travail pour réclamer ses droits.
Selon son témoignage, la jeune femme aurait assuré la gestion des pages Facebook et TikTok de la mairie, produit des reportages, des comptes rendus et des voix off pour les activités du cabinet. Ces contenus seraient toujours accessibles sur les plateformes officielles de la mairie. Elle affirme toutefois n’avoir reçu aucune prime de stage ni rémunération mensuelle durant cette période.
Un premier versement de 200 000 FCFA aurait toutefois eu lieu le 4 mars 2026. Dame Nseng explique que le maire lui aurait remis cette somme afin de l’aider à régler une partie de ses dettes de loyer. Elle aurait alors dû 180 000 FCFA à son bailleur. Quelques mois plus tard, alors que ses difficultés financières se seraient aggravées, des créancières d’une tontine seraient venues réclamer leur argent jusque dans les locaux du cabinet.
Face à cette situation, le maire aurait remis 500 000 FCFA pour calmer les créancières, selon le récit de Dame Nseng. Elle affirme disposer d’enregistrements audio pouvant attester de cette remise. En cumulant les deux sommes, soit 700 000 FCFA sur environ sept mois, elle estime avoir reçu l’équivalent d’environ 100 000 FCFA par mois, un montant qu’elle juge très inférieur à ses prétentions salariales.
La situation familiale de Dame Nseng se serait depuis fortement dégradée. Son logement aurait été privé d’électricité et son bailleur aurait exercé des pressions pour récupérer la maison. Elle affirme notamment que les fenêtres du salon auraient été arrachées. Depuis, ses effets personnels seraient exposés aux risques de vol. La mère de famille dit avoir passé deux nuits sous l’échangeur des Charbonnages avec ses trois enfants, tous orphelins.
Sur le plan professionnel, elle affirme que le maire lui aurait demandé, au cours du mois de juillet, de rentrer chez elle et de retirer ses affaires du cabinet. Cette décision serait intervenue quatre jours après l’épisode de la tontine. Elle dénonce un départ sans préavis, sans lettre de rupture et sans indemnité. Les montants qu’elle réclame devraient notamment être examinés au regard de la nature exacte de son contrat et des fonctions réellement exercées.
Dame Nseng indique avoir saisi l’Inspection du Travail. Près de quatre convocations auraient été déposées au cabinet du maire, sans que celui-ci ne se présente, selon son récit. L’enquêteur chargé du dossier aurait indiqué que la procédure devait se poursuivre avec l’établissement d’un procès-verbal et, éventuellement, la saisine du Tribunal du travail.
En attendant l’issue de cette procédure, Dame Nseng réclame le paiement des sommes qu’elle estime lui être dues, ainsi que les indemnités et réparations prévues par la loi.
**Christina Thélin Ondo **
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- October 3, 2026
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