Le Fmi affiche son optimisme
Ce 14 octobre 2026, lors des Assemblées annuelles du Fmi et de la Banque mondiale à Bangkok, Kristalina Georgieva s’est montrée optimiste quant aux négociations sur la dette du Sénégal tout en précisant que le lieu de l’événement et certains détails géographiques ou organisationnels nécessitent des rectifications.
Les négociations entre le Sénégal et le Fonds monétaire international se sont invitées à Bangkok où se tiennent les Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fmi. Dans une vidéo, la directrice générale du Fmi, Kristalina Georgieva, a affiché son optimisme quant à l’aboutissement rapide des pourparlers. Elle s’est dite confiante à la capacité de Dakar à trouver un accord avec ses créanciers. À son avis, le Sénégal pourrait démontrer que les procédures internationales de traitement de la dette sont devenues plus efficaces. Mme Georgieva fait ainsi allusion au Cadre commun du G20 lancé en 2020 pour coordonner le Plan de traitement de la dette (Ptds). D’ailleurs, c’est le Fmi qui a joué les bons offices le 6 octobre dernier, lors du premier rendez-vous entre Dakar et ses créanciers. Cette entrevue avait permis aux autorités de faire le point auprès des créanciers extérieurs sur la situation économique et financière du Sénégal, le programme de réformes économiques et la stratégie de traitement de la dette. Le plan d’engagement auprès des créanciers, le calendrier et les prochaines étapes en font également partie. Par ailleurs, les services du FMI ont présenté les grandes lignes de l’accord conclu au niveau des services avec les autorités sénégalaises. Cet accord concerne une nouvelle Facilité élargie de crédit (Fec) ainsi que les éléments pertinents des politiques et cadres de prêt. Cette rencontre avec les investisseurs entre dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de traitement de la dette du Sénégal (Ptds). Une stratégie qui constitue une réponse adaptée aux caractéristiques de la dette du Sénégal. Face à ses créanciers, le gouvernement, représenté par le directeur général des Financements et de la dette, Babacar Touré, avait exprimé son souhait de poursuivre le traitement de sa dette conformément aux principes du Cadre commun du G20 tout en cherchant à tirer les enseignements et à relever les défis identifiés lors de cas précédents. Les engagements dans ce sens concernent le suivi d’un calendrier accéléré et prévisible pour le traitement de leurs créances, sans oublier la clarification rapide des éléments clés qui sous-tendent le Ptds, y compris l’évaluation des contributions. Dans le cadre des négociations, le Sénégal prend novembre 2026 comme délai cible pour l’aboutissement des différents cadres du partenariat avec le Fmi. Cela devra se matérialiser par l’approbation du programme par le Conseil d’administration. Dans cette optique, une réunion se tiendra au cours du mois de novembre. En décembre, l’État prévoit de signer des accords de principe avec les Comités des créanciers officiels (Occ) et le groupe ad hoc des détenteurs d’obligations. Ensuite, le Sénégal procédera, en début 2027, à la mise en œuvre des accords. Le Sénégal mise sur le Ptds pour rendre viable sa dette. Il devrait permettre de restaurer durablement le profil de la dette publique, ramener le poids du service de la dette sur le budget de l’État aux normes admises en la matière et dégager progressivement les marges de manœuvre nécessaires au financement des investissements publics dans les secteurs prioritaires, principalement les secteurs sociaux. Le stock de la dette extérieure du Sénégal est de 18.300 milliards de FCfa dont 8.500 milliards dus aux banques de développement. La dette commerciale s’élève à 5.440 milliards de FCfa et celle bilatérale à 4.369 milliards.
Demba DIENG
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About this article
- Length
- 589 words · 3 min read
- Published
- October 15, 2026
- Byline
- Oumar Boubacar Ndongo
- Source
- Soleil