Second rejet du budget rectificatif : Aminata Touré évoque 300 milliards dus au privé
Après un second refus en commission de la LFR 2026, Aminata Touré regrette la décision et estime que le président prendra les dispositions nécessaires.

La commission des Finances et du Contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale a de nouveau refusé le projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026, vendredi. Cette décision intervient après un premier rejet en commission.
La réaction d’Aminata Touré au second rejet de la LFR a été exprimée sur les ondes de la RFM. L’ancienne Première ministre, qui supervise le parti Kiiraay Les Patriotes Républicains, a dit éprouver un « profond regret » et reproché aux députés de Pastef ce qu’elle qualifie d’« irresponsabilité ».
Elle soutient que le projet porte sur plus de 1 500 milliards de crédits et de paiements destinés, selon elle, à soutenir l’économie. Aminata Touré a aussi mentionné 300 milliards prévus pour régler des dettes de l’État envers le secteur privé. Elle a cité des budgets pour l’assainissement de villes, dont Touba, le lancement d’hôpitaux à Saint-Louis, Bakel et Mbour, ainsi que la construction de casernes à Kédougou.
L’ancienne cheffe du gouvernement estime que les députés auraient dû voter le projet au nom des populations, et non le considérer comme une question concernant le président Bassirou Diomaye Faye ou Kiiraay. Elle affirme néanmoins que la Constitution prévoit des garde-fous et que le chef de l’État prendra des dispositions pour éviter un blocage du pays. Pressafrik rapporte également qu’elle juge le rejet préjudiciable aux programmes qu’elle estime directement liés aux populations.
Le 19 octobre 2026, Ousmane Sonko avait déclaré que son parti ne soutiendrait pas la LFR 2026 sans encadrement des fonds politiques.
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- Length
- 246 words · 1 min read
- Published
- October 31, 2026
- Byline
- Faty BA
- Source
- Senego