
Le procès de l’assassinat du journaliste Martinez Zogo connaît un nouveau rebondissement. En pleine audience devant le Tribunal militaire de Yaoundé, le lieutenant-colonel Cerlin Belinga, commissaire du gouvernement depuis l’ouverture de la procédure, a été remplacé par décret présidentiel. Il cède sa place au lieutenant-colonel André Éric Atemengue, nommé pour reprendre les poursuites dans l’un […]
Le procès de l’assassinat du journaliste Martinez Zogo connaît un nouveau rebondissement. En pleine audience devant le Tribunal militaire de Yaoundé, le lieutenant-colonel Cerlin Belinga, commissaire du gouvernement depuis l’ouverture de la procédure, a été remplacé par décret présidentiel. Il cède sa place au lieutenant-colonel André Éric Atemengue, nommé pour reprendre les poursuites dans l’un des dossiers judiciaires les plus sensibles du Cameroun.
Cette décision intervient alors que les audiences se poursuivent dans un climat marqué par de nombreuses contestations de procédure et des demandes répétées de mise en liberté provisoire formulées par la défense. Le changement du représentant du parquet militaire constitue un nouvel élément dans une affaire qui continue de retenir l’attention de l’opinion publique.
Le décret présidentiel met fin aux fonctions de Cerlin Belinga en qualité de commissaire du gouvernement dans cette affaire et désigne le lieutenant-colonel André Éric Atemengue pour assurer la suite des poursuites. Ce remplacement intervient alors que le procès est déjà largement engagé et que plusieurs accusés, parmi lesquels figurent d’anciens responsables des services de renseignement et des hommes d’affaires, continuent de comparaître devant le Tribunal militaire.
Parallèlement à cette décision, Cerlin Belinga a été nommé vice-président du Tribunal militaire de Maroua.
Ce changement alimente les interrogations de nombreux observateurs. Certains s’interrogent sur les motivations de cette décision prise en cours de procès et sur ses éventuelles conséquences pour la suite des débats. D’autres estiment qu’elle pourrait simplement relever d’un mouvement administratif sans incidence sur le fond de la procédure.
À ce stade, aucune explication officielle n’a été donnée sur les raisons précises de ce remplacement.
L’arrivée du lieutenant-colonel André Éric Atemengue ouvre une nouvelle séquence dans ce dossier. Le nouveau commissaire du gouvernement devra rapidement prendre connaissance des nombreux éléments du procès et conduire les prochaines audiences.
Pour les proches de Martinez Zogo, les organisations de défense de la presse et l’opinion publique, l’enjeu demeure inchangé : faire toute la lumière sur l’assassinat du journaliste, établir les responsabilités et permettre à la justice de se prononcer dans un dossier qui reste l’un des plus suivis de ces dernières années au Cameroun.
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